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La députée conservatrice Marilyn Gladu rejoint les libéraux

«L’année écoulée a été sans précédent dans l’histoire du Canada, et mes électeurs m’ont clairement fait savoir qu’ils souhaitaient un leadership solide.»

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Le premier ministre Mark Carney serre la main de Marilyn Gladu, députée de Sarnia-Lambton-Bkejwanong, à Ottawa, le mercredi 8 avril 2026. Le premier ministre Mark Carney serre la main de Marilyn Gladu, députée de Sarnia-Lambton-Bkejwanong, à Ottawa, le mercredi 8 avril 2026. (Adrian Wyld/The Canadian Press)

Marilyn Gladu, députée conservatrice de longue date, change de camp pour rejoindre les libéraux.

Les libéraux ont annoncé mercredi matin, dans un communiqué, que Mme Gladu rejoignait leurs rangs.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

«L’année écoulée a été sans précédent dans l’histoire du Canada, et mes électeurs m’ont clairement fait savoir qu’ils souhaitaient un leadership solide et un véritable plan pour bâtir une économie canadienne plus forte et plus indépendante», a écrit Mme Gladu dans un communiqué.

«C’est pourquoi j’ai décidé de rejoindre le premier ministre Mark Carney et le nouveau gouvernement du Canada en tant que nouvelle membre de son caucus», a-t-elle ajouté.

Mme Gladu est une conservatrice de longue date qui a occupé plusieurs postes de porte-parole de l’opposition. En 2020, elle avait annoncé sa candidature à la direction du Parti conservateur, mais avait été disqualifiée lorsque le parti l’avait jugée inéligible.

Elle représente la circonscription de Sarnia—Lambton—Bkejwanong, dans le sud-ouest de l’Ontario, pour le Parti conservateur depuis 2015. Cette circonscription est un important producteur de pétrole et de gaz au Canada, et l’industrie pétrochimique est l’un des principaux employeurs de la région.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a accusé M. Carney mercredi de tenter «d’obtenir une majorité libérale coûteuse avec des ententes en coulisses, malgré le refus des électeurs».

Il s’agit de la même critique qu’il avait formulée lorsque trois autres conservateurs avaient rejoint les bancs du gouvernement.

M. Poilievre a également vivement critiqué Mme Gladu, qui avait indiqué à un média local en janvier qu’elle estimait que les députés qui quittent leur parti pour rejoindre un autre devraient démissionner de leur poste et déclencher une élection partielle.

«Je suis d’accord avec elle. (...) Elle devrait respecter sa parole et se soumettre au verdict des électeurs», a soutenu M. Poilievre dans un message publié sur les médias sociaux.

«Les citoyens de sa circonscription ont voté pour un Canada plus abordable, plus sécuritaire et plus fort. Ils ont choisi les conservateurs, pas le gouvernement libéral coûteux qu’elle vient de rejoindre», a-t-il ajouté.

En 2021, Mme Gladu s’est excusée pour des propos qu’elle avait tenus au sujet des vaccins contre la COVID-19. Lors d’une entrevue dans l’émission CTV Question Period, elle avait comparé la COVID-19 à la poliomyélite qui s’était propagée dans la première moitié du XXe siècle, et avait déclaré que le coronavirus ne présentait pas le même «niveau de risque».

Elle est la cinquième députée à rejoindre les rangs libéraux en autant de mois, et la quatrième conservatrice.

Les libéraux oscillent autour du seuil des 172 sièges nécessaires pour former un gouvernement majoritaire depuis les élections générales d’avril dernier. Bien que certains anciens ministres de l’ère Trudeau aient accepté des postes diplomatiques et démissionné de leur siège, les libéraux ont comblé l’écart grâce à un afflux de transfuges depuis novembre, ce qui leur confère 171 sièges à la date de mercredi.

Avec des informations de La Presse canadienne