Québec solidaire (QS) sonne l’alarme face à la recrudescence de l’itinérance dans la région de Québec. On exhorte le gouvernement de la CAQ à «absolument déployer des ressources partout dans la Capitale-Nationale» et à rendre public le dénombrement des personnes en situation d’itinérance d’ici la fin de la session parlementaire.
Par voie de communiqué, QS soutient qu’une telle mesure permettrait d’avoir un portrait réel de la situation.
«Le gouvernement a les chiffres depuis des mois, mais refuse de les dévoiler car il sera forcé d’ajuster son financement en conséquence», a dénoncé le responsable solidaire en matière de Services sociaux, Guillaume Cliche-Rivard.
«Pendant ce temps, la crise s’aggrave sur le terrain en raison du manque de leadership de la CAQ sur le dossier. Il faut à tout prix amoindrir la crise en développant rapidement du logement social et communautaire ainsi qu’en mettant en place un réel contrôle des loyers», a-t-il ajouté.
En point de presse jeudi, le député solidaire de Taschereau et responsable de la Capitale-Nationale, Etienne Grandmond, réitère que centraliser tous les efforts au centre-ville de Québec n’est pas la chose à faire.
La preuve: le Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ) dévoile dans son rapport sur l’utilisation des ressources d’hébergement d’urgence qu’il y a une moyenne de 52 demandes d’hébergement qui sont refusées chaque jour en raison de la demande en hausse dans la Vieille Capitale.
«La quantité de refus est astronomique, le nombre de gens vulnérables ne fait qu’augmenter et ces personnes peinent à survivre dans la rue faute d’accès aux ressources qui débordent. Le gouvernement tarde à s’attaquer à un problème qui ne va pas disparaître à coup de mesurettes», a avancé M. Grandmont.

La directrice du QUAT Basse-Ville, Véronique Girard, mentionne que, bien que les ressources aient triplé en 10 ans, la crise a pris une telle ampleur que les lits d’urgence ne suffisent plus.
«Nous traversons une crise de l’itinérance sans précédent. Et tant qu’on se contentera d’ajouter des lits d’urgence sans investir en prévention, nous ne ferons que gérer les dégâts. On ne peut plus continuer à laisser des gens glisser vers la rue», a-t-elle déclaré.
«On ne peut plus accepter qu’au Québec, des personnes soient littéralement jetées dehors faute de ressources en amont.»
Véronique Girard, est directrice du SQUAT Basse-Ville: « Nous traversons une crise de l’itinérance sans précédent. Et tant qu’on se contentera d’ajouter des lits d’urgence sans investir en prévention, nous ne ferons que gérer les dégâts. On ne peut plus continuer à laisser des gens glisser vers la rue. On ne peut plus accepter qu’au Québec, des personnes soient littéralement jetées dehors faute de ressources en amont.»

