Le premier ministre Mark Carney annonce que le gouvernement accordera davantage de flexibilité aux centrales électriques au gaz naturel liquéfié (GNL) dans le cadre de sa stratégie tant attendue en matière d’électricité propre.
Cette stratégie, dévoilée jeudi, vise à doubler la capacité électrique d’ici 2050 et à réduire les coûts énergétiques pour 70 % des ménages canadiens.
La stratégie indique que les travaux de construction coûteront plus de 1000 milliards $ et que des fonds publics seront utilisés pour couvrir une partie de ces coûts.
Selon M. Carney, des investissements massifs seront nécessaires si l’on veut doubler la production au cours des prochaines décennies. Cela nécessitera aussi une réforme des permis, de nouveaux partenariats avec les peuples autochtones et une volonté d’utiliser un large éventail de sources d’énergie, notamment l’hydroélectricité, le nucléaire, l’éolien, le solaire, du gaz naturel, le captage du carbone et la géothermie.
Cette stratégie marque un changement par rapport à la réglementation existante sur l’électricité propre présentée par le gouvernement de l’ancien premier ministre Justin Trudeau. Ce plan, visant à décarboner le réseau électrique canadien d’ici 2050, fixait des limites aux émissions de dioxyde de carbone de la quasi-totalité des unités de production d’électricité utilisant des combustibles fossiles.
Grâce à notre nouvelle Stratégie nationale d’électrification, nous allons bâtir un Canada fort alimenté par une énergie propre, abordable et fiable. pic.twitter.com/0iklTvCkT2
— Mark Carney (@MarkJCarney) May 14, 2026
M. Carney a indiqué jeudi que l’objectif du nouveau plan n’était pas de rechercher une pureté absolue dans la production en réduisant les émissions par l’électrification.
L’électricité représente environ 7 % des émissions totales de gaz à effet de serre du Canada, un chiffre qui a considérablement baissé au cours des 15 dernières années; la plupart des provinces ayant réduit ou supprimé progressivement l’utilisation du charbon comme source d’électricité.
La stratégie ne précise pas combien le gouvernement est prêt à dépenser, bien qu’elle mentionne l’octroi de crédits d’impôt et la reprise des travaux de rénovation écoénergétiques pour près d’un million de foyers.
M. Carney a expliqué que le gouvernement financerait ces efforts par des prêts, des subventions et des «mesures complémentaires».
Le gouvernement prévoit que 130 000 nouveaux travailleurs seront nécessaires pour doubler la taille du réseau, s’engageant à créer 30 000 nouveaux emplois d’ici 2028 et 100 000 supplémentaires d’ici 2050.
À l’heure, la pénurie de main-d’œuvre toucherait plus de 80% des employeurs du secteur de l’électricité, affirme M. Carney.
Il ajoute que les consultations à venir permettront au gouvernement de tirer partie de cette dynamique afin de s’assurer que les mesures répondront efficacement aux besoins du secteur de l’électricité.
La stratégie présente un engagement à renforcer la capacité électrique dans le Nord, mais ne précise pas comment, si ce n’est qu’Ottawa collaborera avec les territoires et les parties prenantes autochtones pour y parvenir.
