Politique

La baisse de la criminalité remet en question les projets de loi d'Ottawa

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Le ministre de la Justice et procureur général du Canada, Sean Fraser, attend de comparaître devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes à Ottawa, le lundi 29 juin 2026. PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Justice et procureur général du Canada, Sean Fraser, attend de comparaître devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes à Ottawa, le lundi 29 juin 2026. PHOTO LA PRESSE CANADIENNE (Adrian Wyld)

Les nouvelles statistiques indiquant que la criminalité a reculé presque partout au Canada montrent que les trois projets de loi du gouvernement libéral visant à durcir la lutte contre la criminalité ne reposaient pas sur des faits, selon une défenseuse des droits.

Tant les taux que la gravité des infractions signalées ont baissé dans presque tous les domaines en 2025, d’après Statistique Canada.

Le Parlement a adopté le mois dernier trois projets de loi qui ont introduit de nouvelles infractions dans le Code criminel, rendu plus difficile l’octroi de la liberté sous caution pour divers crimes et rétabli les peines minimales obligatoires d’emprisonnement.

Catherine Latimer, directrice générale de la Société John Howard du Canada, estime qu’Ottawa ne disposait pas de preuves suffisantes pour démontrer que ces trois projets de loi répondaient réellement à un problème de sécurité publique ou qu’ils contribueraient à renforcer la sécurité des citoyens à long terme.

Mme Latimer juge que la politisation de la politique pénale a conduit certains Canadiens à croire que les taux de criminalité sont plus élevés qu’ils ne le sont en réalité.

Les libéraux ont présenté ces trois projets de loi à la suite de la campagne électorale fédérale de 2025, au cours de laquelle le Parti conservateur avait largement misé sur la lutte contre la criminalité.

Anja Karadeglija

Anja Karadeglija

Journaliste