Politique

Jusqu’à 200 000 conteneurs par année au Port de Québec: une annonce du fédéral qui soulève des craintes

De son côté, Québec brillait par son absence.

Publié le 

Jusqu’à 200 000 conteneurs par année au Port de Québec: une annonce du fédéral qui soulève des craintes L’annonce d’un terminal de conteneurs de QSL au Port de Québec pour le commerce international suscite plusieurs interrogations. On craint que le projet d’envergure autorisé par le fédéral ait un impact considérable sur la qualité de l’air et la santé publique. De son côté, Québec brillait par son absence.

L’annonce d’un terminal de conteneurs de QSL au Port de Québec pour le commerce international soulève plusieurs interrogations. On craint que le projet d’envergure autorisé par le fédéral ait un impact considérable sur la qualité de l’air et la santé publique. Québec, qui ne peut se prononcer sur le projet de juridiction fédérale, brillait par son absence.

En point de presse vendredi, la présidente-directrice générale du Port, Olga Farman, a assuré que l’organisation évaluera le projet minutieusement, alors qu’il sera déposé prochainement. On explique que le processus d’évaluation durera un an.

«Toutes les mesures vont êtres mises en place pour rassurer les citoyens et les paliers de gouvernement», a-t-elle lancé.

Selon l’annonce, le terminal de conteneurs compte transborder jusqu’à 200 000 conteneurs par année, ce qui représenterait des retombées économiques de 60 millions $ par année. Le fédéral compte déployer plusieurs douaniers à Québec pour la réalisation de ce projet. On martèle que ce projet créera des centaines d’emplois.

Or, l’engouement n’est pas réciproque au provincial. Québec solidaire a immédiatement réagi vendredi par voie de communiquer, urgeant la ministre de l’Environnement, Pascale Déry, de déclencher «un BAPE dès que QSL aura déposé son projet».

«Le Port de Québec ne peut pas être juge et partie en évaluant lui-même le projet d’un de ses locataires. Il faut des évaluations indépendantes, crédibles et transparentes pour analyser de manière rigoureuse les impacts d’un projet qui va inévitablement nuire à la qualité de l’air et à la santé de la population», a déclaré le député de Taschereau, Etienne Grandmont.

«Les dés semblent pipés en faveur de ce projet-là.»

QS dénonce également qu’un terminal de conteneurs augmentera considérablement le camionnage au centre-ville de Québec.

«Ce projet va à l’encontre de toutes les recommandations en matière d’environnement et pour la santé des gens, qui exigent plutôt une réduction du transport routier dans des quartiers déjà saturés», a affirmé le député de Jean-Lesage, Sol Zanetti.

Pour l’instant, les détails concernant ces préoccupations n’ont pas été dévoilés par le Port ou QSL.

QSL soutient que projet assurera une sécurité économique. Un avis partagé par le ministre fédéral Joël Lightbound, qui affirme que le projet avec le Port survient au moment où les principaux partenaires économiques, comme les États-Unis, «ne sont plus fiables».

«À travers tout le pays, seulement cinq ports sont autorisés à transborder les conteneurs internationaux. Aujourd’hui, Québec devient le sixième et c’est majeur», a déclaré le ministre des Travaux publics et des Approvisionnements.

- Avec de l’information de Mathieu Boivin