Éric Caire dit avoir «fait son temps, tout simplement». C’est pour cette raison que le député caquiste tire sa révérence après une longue carrière politique de 19 ans.
«Il faut savoir quand il est le temps de quitter», a lancé celui qui a débuté son parcours à l’Assemblée nationale sous les couleurs de l’Action démocratique du Québec (ADQ). «Il est temps de laisser la place pour des plus jeunes.»
L’ancien ministre de la Cybersécurité et du Numérique ne le cache pas: les dernières années n’ont pas été de tout repos, notamment en raison de la saga de la plateforme SAAQclic, où il a dû quitter le cabinet des ministres en 2025.
M. Caire tient à fermer le livre de cette histoire et maintient qu’il n’est pas responsable de ce fiasco.
«Non, je ne l’ai pas échappé. Je sais que ça va choquer des gens ce que je dis là, mais vous avez trois rapports - dont la commission Gallant - qui pointent dans la même direction et qui exonèrent le gouvernement.»
L’ancien ministre affirme toutefois avoir «aimé pouvoir changer le cours des choses».
«Mais est-ce que j’aurais pu le faire? Je pense que non.»
Éric Caire dit quitter le Salon bleu alors que le Québec plonge dans un climat qu’il juge inquiétant et montre du doigt les vagues de haine sur les réseaux sociaux à l’endroit des élus et surtout contre les femmes.
«Le clivage qui s’installe dans la population, ça m’inquiète. Je sens de plus en plus que cette harmonie disparaît», a-t-il prévenu.
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