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Il y aura 127 députés à l’Assemblée nationale à l’automne prochain

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Le ministre de la Langue française du Québec, Jean-François Roberge, dépose un projet de loi sur la langue française à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 6 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le ministre de la Langue française du Québec, Jean-François Roberge, dépose un projet de loi sur la langue française à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 6 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot (Jacques Boissinot)

Les Québécois vont élire 127 députés lors des prochaines élections d’octobre. L’Assemblée nationale a adopté vendredi le projet de loi 3 sur la carte électorale qui ajoute deux circonscriptions.

La nouvelle loi va aussi mettre en place «un processus de modernisation des critères selon lesquels les circonscriptions électorales sont délimitées».

«Nous avons constaté que ces critères sont obsolètes et ne permettent plus d’assurer un équilibre entre l’égalité du vote des électeurs et la juste représentation de l’ensemble des régions, avec leurs particularités. Il fallait donc agir ensemble, en mettant les intérêts partisans de côté, pour permettre l’ajout de circonscriptions là où l’accroissement de la population le commandait, sans permettre que des circonscriptions disparaissent sur la base d’une démarche et de critères qui sont à revoir», a indiqué par voie de communiqué la Coalition avenir Québec, le Parti libéral, le Parti québécois et Québec solidaire.

Cette pièce législative est la conclusion d’une longue saga. En 2023, la Commission de la représentation électorale du Québec (CRE) a présenté une nouvelle carte électorale qui faisait notamment disparaître une circonscription en Gaspésie et une dans l’Est de Montréal.

Cette nouvelle carte électorale a été décriée par l’ensemble des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, qui ont voté une loi en mai 2024 pour suspendre le redécoupage électoral.

Or, la Cour d’appel a jugé que cette loi était «inconstitutionnelle» et «inopérante» le 1er décembre 2025. Une décision confirmée ensuite par la Cour suprême.

Le ministre responsable des Institutions démocratiques, Jean-François Roberge, a donc déposé le projet de loi 3 visant à ajouter deux circonscriptions. Or, le député indépendant Youri Chassin s’opposait à la pièce législative et a tenté d’en stopper l’adoption, en vain.

En avril dernier, le directeur général des élections (DGEQ), Jean-François Blanchet, avait affirmé que l’ajout de deux circonscriptions à seulement quelques mois des élections pourrait «compromettre la qualité, voire l’intégrité du prochain scrutin».

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste