Le député solidaire Haroun Bouazzi va quitter la vie politique après la fin de son mandat en octobre 2026. Il dit vouloir continuer son engagement au «sein de la société civile pour défendre la justice sociale».
«Depuis bien longtemps, j’ai la conviction profonde que tout changement social naît d’une danse à deux entre les mouvements sociaux et les élu·es qui portent leurs revendications à l’Assemblée nationale. Le fil conducteur de mon engagement du dernier quart de siècle est la participation active et consciente à cette danse», a-t-il écrit sur Facebook mercredi en fin de journée.
«Je crois donc toujours à l’importance capitale de l’action parlementaire des partis politiques de gauche, mais pour la période qui s’ouvre, j’estime que ma place est ailleurs», ajoute le député de Maurice-Richard.
À la fin de l’année 2024, Haroun Bouazzi avait provoqué une controverse en affirmant qu’il voyait «tous les jours» à l’Assemblée nationale «la construction de cet Autre» dont la culture «serait dangereuse ou inférieure».
Il avait aussi accusé la Société des alcools du Québec (SAQ) d’être soutenue par la «fachosphère raciste et progénocide» sur l’enjeu du conflit israélo-palestinien.
M. Bouazzi a déposé de nombreuses pétitions à l’Assemblée demandant de cesser la vente de vins israéliens produits en territoire occupé, c’est-à-dire la Cisjordanie, un territoire administré par l’Autorité palestinienne.
Diplômé en génie informatique, Haroun Bouazzi a été élu sous la bannière de Québec solidaire en 2022.
Avant cela, il a travaillé pendant plus de 15 ans à la Banque de développement du Canada.

