Politique

Éventuelle candidature chez QS: «c’est assez naturel d’aller là», dit Boulerice

«C’est une opportunité. Ce n’est pas la première fois que Québec solidaire m’a parlé de cette option.»

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Pour Alexandre Boulerice, il serait «assez naturel» de se présenter pour Québec solidaire Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a affirmé, lors d’un point de presse le 24 février 2026, qu’il serait «assez naturel» pour lui de se présenter pour Québec solidaire.

Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice juge «assez naturel» pour lui de se présenter pour Québec solidaire.

«Si jamais j’y vais, c’est assez naturel, presque, d’aller là», a-t-il lancé, mardi, lors d’une conférence de presse à Ottawa portant sur un autre sujet.

De même, il a souligné que ce n’était pas la première fois que Québec solidaire l’avait approché pour tâter son intérêt pour se porter candidat. «C’est une opportunité. Ce n’est pas la première fois que Québec solidaire m’a parlé de cette option. J’y pense plus sérieusement que jamais» cette fois-ci, a-t-il admis.

Les délégués au conseil national de Québec solidaire ont fait un accroc à leurs règles, en fin de semaine dernière, pour permettre à un homme de se présenter dans la circonscription de Gouin, même si celles-ci stipulaient que ça devait être une femme ou une personne non binaire.

Comme motivation pour sauter éventuellement dans l’arène québécoise pour Québec solidaire, il a soutenu que la politique québécoise s’était «déplacée plus à droite», ces dernières années, «vers une espèce de national conservatisme».

Québec solidaire est «bien en selle», soutiennent les deux co-porte-paroles Québec solidaire (QS) est «bien en selle» malgré les derniers mois marqués par des annonces de départs, une exclusion du caucus et des sondages défavorables, assurent ses deux co-porte-paroles. Ils positionnent leur parti comme le seul «connecté» aux enjeux du coût de la vie et y vont de premiers engagements électoraux à ce chapitre.

Pour appuyer sa vision du climat politique au Québec, il cite des «attaques» contre les travailleurs, avec des lois dénoncées par les syndicats, contre les services publics et les immigrants.

«Donc, il y a des bonnes raisons et des bonnes motivations, si jamais j’y vais, d’aller là pour aller porter un message progressiste», a-t-il conclu.

Il a aussi souligné le fait que, dès 2006, il avait assisté au congrès de fondation de Québec solidaire. «Pour moi, depuis toujours, Québec solidaire fait partie de la grande famille politique des progressistes.»

Questionné à savoir s’il était indépendantiste, puisque Québec solidaire est officiellement un parti indépendantiste, il n’a pas répondu directement. Il a répété qu’il avait voté oui au référendum de 1995, mais qu’il participe maintenant et a participé «à l’aventure d’être au parlement canadien pour travailler avec des progressistes de partout dans la fédération. Et je trouve ça important que des Québécois progressistes aient leur place au parlement canadien et puissent travailler avec des gens de gauche d’un peu partout».

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste