L’ex-ministre caquiste Éric Caire a confirmé jeudi qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat lors des prochaines élections provinciales.
«Il est difficile d’arriver en politique. Il est tout aussi difficile d’y durer. Le plus difficile demeure toutefois d’en sortir […] Il est temps pour moi de céder ma place. Aussi, j’annonce aujourd’hui que je ne solliciterai pas un nouveau mandat à la prochaine élection», a partagé celui qui est député de La Peltrie depuis 2007 sur les réseaux sociaux.
Au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ), Éric Caire a été ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale entre 2018 et 2022, puis ministre de la Cybersécurité et du Numérique entre 2022 et 2025. Il a quitté ce poste dans la foulée du fiasco SAAQclic.
C’est sous la bannière de l’Action démocratique du Québec (ADQ) qu’Éric Caire a fait le saut en politique en 2007. Il gagne son pari en étant élu cette année, puis réélu la suivante, avant de tenter de succéder à Mario Dumont à la tête du parti en 2009. Quelques années plus tard, en 2012, M. Caire joindra les rangs de la CAQ et sera réélu député de La Peltrie en 2012, 2014, 2018 et 2022.
Dans son annonce de jeudi, Éric Caire salue les chefs de ces deux partis avec lesquels il a collaboré.
«Tout d’abord, il y a eu Mario Dumont, chef de l’ADQ. Je lui dois ma première élection. Aussi, les idées, les valeurs qu’il a défendues comme chef et la confiance qu’il m’a témoignée en me confiant de grandes responsabilités ont teinté le reste de mon action politique. Ensuite, François Legault. Un chef et un premier ministre inspirant. Il m’a permis de jouer un rôle de premier plan autant dans l’opposition qu’au sein de son gouvernement. Je lui en serai éternellement reconnaissant.»
La suite dans La Peltrie
L’ex-ministre caquiste Maïté Blanchette Vézina avait annoncé mardi en compagnie du chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, qu’elle briguerait la circonscription de La Peltrie lors des prochaines élections.
Sa décision lui a attiré les foudres de son ex-collègue Éric Caire. Celui-ci a rappelé que Maïté Blanchette Vézina avait quitté la CAQ «parce qu’elle voulait une meilleure défense des régions».
«Et la première chose qu’elle fait, c’est quitter un comté en région pour se présenter en ville. Donc, au niveau de la crédibilité, on peut se poser des questions», a-t-il lancé mercredi en mêlée de presse à l’Assemblée nationale.
«Les électeurs décideront de ce qu’ils en pensent», a-t-il ajouté.

