Politique

Doutes sur le bien fondé des droits de douane de Trump sur le travail forcé

De nombreux observateurs estiment que les enquêtes commerciales sur le travail forcé menées à la hâte ne sont qu’un prétexte.

Publié le 

Trump impose des droits de douane de 50% sur d’autres produits canadiens Le président américain Donald Trump impose un nouveau droit de douane de 50 % sur certains produits canadiens, notamment le vin, les bâtons de hockey et le ciment, en réponse à ce que son administration qualifie de politiques commerciales discriminatoires, après avoir signé lundi un nouveau décret.

L’administration Trump affirme imposer au Canada et à des dizaines d’autres pays des droits de douane à deux chiffres parce qu’ils ne font pas assez pour lutter contre le travail forcé — mais tout le monde n’en est pas convaincu.

Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a annoncé jeudi ces nouveaux droits de douane, quelques heures seulement avant l’expiration d’une autre mesure tarifaire provisoire.

De nombreux observateurs estiment que les enquêtes commerciales sur le travail forcé menées à la hâte ne sont qu’un prétexte permettant au président américain Donald Trump de reformer son mur tarifaire autour des États-Unis.

Le Canada est mis dans le même panier que des pays comme le Bangladesh, le Cambodge et le Sri Lanka, qui sont frappés de droits de douane de 10%, tandis que d’autres pays sont soumis à une taxe de 12,5%.

Scott Lincicome, du Cato Institute, a soutenu que si que le travail forcé devait être éradiqué, la justification avancée par l’administration Trump n’était qu’une «supercherie».

Dans une analyse publiée jeudi, M. Lincicome a écrit que les conclusions des enquêtes commerciales étaient clairement prédéterminées et que la «mesure corrective est à la fois ridiculement brutale et totalement disproportionnée».

Le Canada fera «tout ce qu’il faudra» face à la guerre commerciale de Trump, dit Carney Le premier ministre Mark Carney a affirmé jeudi que le Canada ferait «tout ce qu’il faut pour défendre et soutenir nos familles, nos travailleurs et nos entreprises», dans le contexte d’une guerre commerciale en cours avec les États-Unis.
Kelly Geraldine Malone

Kelly Geraldine Malone

Journaliste