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Diplomatie: pas besoin de confrontations avec Ottawa, dit Charles Milliard

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Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, photographié lors d’un précédent discours à Sherbrooke le vendredi le 5 juin 2026. LAPRESSECANADIENNE/Graham Hughes. Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, photographié lors d’un précédent discours à Sherbrooke le vendredi le 5 juin 2026. Crédit image - LAPRESSECANADIENNE (Graham Hughes)

MONTRÉAL — Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, croit que le Québec peut défendre ses intérêts à l’étranger sans passer par «les confrontations répétées» avec le fédéral.

«On souhaite travailler avec Ottawa, affirme le chef de la formation fédéraliste à la tribune du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), mercredi. (…) Le maximum de gains économiques vient par la relation avec les autres provinces et le fédéral. Ensemble, on va générer de meilleurs résultats.»

Il accuse la première ministre Christine Fréchette d’avoir adopté une posture de «rupture annoncée» avec le fédéral, en mêlée de presse en marge de l’événement.

Mme Fréchette a déclaré la veille qu’elle serait prête à se désolidariser d’Ottawa, advenant un traité international qui entraînerait des répercussions défavorables pour le Québec, lors du dévoilement de la nouvelle politique internationale du gouvernement du Québec.

La question revêt une importance particulière en pleine renégociation de l’Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM).

Le président américain, Donald Trump, a d’ailleurs fait connaître son mécontentement par rapport au système canadien de la gestion de l’offre, notamment.

M. Milliard n’a pas voulu entrer dans «la politique fiction» en disant ce qu’il ferait si le Québec se trouvait face à une entente défavorable. «Je ne vais pas vous dire comment je vais réagir à un élément dont j'ignore l'existence, mais je vais tout faire pour protéger la gestion de l'offre», insiste-t-il en mêlée de presse.

Il assure qu’il aura la même fermeté sur la protection de la culture québécoise et de la langue française. «M. Trump a parfois émis des hypothèses ou des questions, comme il aime bien le faire, sur l'importance de la culture au Canada et au Québec, mais je m'excuse, c'est très important. On va être ferme là-dessus.»

M. Milliard a présenté sa vision pour la politique étrangère du Québec, lors d’une allocution devant le CORIM.

Il a plaidé en faveur d’une diplomatie renforcée avec les pays de la francophonie. Il a aussi avancé l’idée d’un Conseil canadien de la diversification économique, où le fédéral et les provinces travailleraient de concert pour trouver de nouveaux marchés d’exportations.

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

Stéphane Rolland

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Journaliste