Politique

Hodgson parle de la nécessité d’un partenariat sur les grands projets à l’APN

«Nous considérons les Premières Nations comme des bâtisseurs, des propriétaires et des partenaires dans certains des projets les plus importants en matière d’énergie, d’infrastructures et de ressources actuellement en cours dans ce pays.»

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Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, prend la parole lors du rassemblement annuel de l'Assemblée des Premières Nations, à Ottawa, le 16 juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, prend la parole lors du rassemblement annuel de l'Assemblée des Premières Nations, à Ottawa, le 16 juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Justin Tang)

Le ministre des Ressources naturelles, Tim Hodgson, a déclaré jeudi à Ottawa devant des centaines de chefs des Premières Nations qu’il n’existait aucun moyen valable de mener à bien de grands projets dans ce pays sans leur partenariat et leur leadership.

«Aujourd’hui, nous considérons les Premières Nations comme des bâtisseurs, des propriétaires et des partenaires dans certains des projets les plus importants en matière d’énergie, d’infrastructures et de ressources actuellement en cours dans ce pays», a-t-il déclaré aux chefs réunis à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’Assemblée des Premières Nations à Ottawa.

Tout le monde dans l’assistance ne semblait pas convaincu.

«Nous ne laisserons pas notre territoire traditionnel être traité comme une décharge souterraine pour des entreprises pétrolières de plusieurs milliards de dollars», a déclaré Kelsey Jacko, chef de la Première Nation de Cold Lake. «La réconciliation n’est pas un mot à la mode à utiliser pendant qu’on accélère la mise en place de pipelines dans notre dos. Si vous voulez construire sur notre territoire, vous devrez nous affronter directement en tant que gouvernement souverain.»

Les chefs des Premières Nations se sont engagés mercredi à s’opposer à toute mesure prise par les gouvernements fédéral et provinciaux visant à accélérer la mise en œuvre de grands projets qui discréditeraient leurs droits et les mesures de protection de l’environnement.

Les chefs des Premières Nations ont adopté mercredi deux résolutions confirmant cette position et engageant l’APN à s’opposer à toute législation ou politique qui affaiblirait leurs droits ou porterait atteinte à leurs processus décisionnels.

Veronica Smith, cheffe des Chippewas de Nawash, a indiqué que les récentes mesures fédérales visant à accélérer les grands projets d’infrastructure «ont suscité des inquiétudes parmi les Premières Nations de tout le Canada, car les efforts visant à accélérer l’approbation des projets risquent de compromettre la mise en œuvre effective du consentement libre, préalable et éclairé, des relations issues des traités, des responsabilités en matière de gestion environnementale et de la prise de décision de nation à nation».

L’Assemblée des Premières Nations est un organisme national de défense des droits qui reçoit ses orientations de quelque 630 chefs des Premières Nations par le biais d’assemblées extraordinaires et d’assemblées générales annuelles.

Lors de l’assemblée de cette semaine, les chefs débattent et votent sur 53 résolutions portant sur divers sujets, notamment la situation de la protection de l’enfance au sein des Premières Nations, les règles relatives au statut en vertu de la Loi sur les Indiens et les appels lancés au Vatican pour qu’il annule une série de décrets papaux.

La ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, et la ministre des Affaires du Nord, Rebecca Chartrand, devaient s’adresser à l’assemblée plus tard dans la matinée de jeudi.

Alessia Passafiume

Alessia Passafiume

Journaliste