Politique

Crise de l’itinérance: Ruba Ghazal répond à l’appel de Pauline Marois

Québec solidaire réclame au moins depuis 2024 la tenue d’un sommet sur l’itinérance au Québec.

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La porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, s'exprime lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du congrès du parti à Montréal, le samedi 9 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes La porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, s'exprime lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du congrès du parti à Montréal, le samedi 9 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Graham Hughes)

Québec solidaire (QS) ne lâche pas le morceau et s’engage officiellement à tenir un grand sommet transpartisan sur l’itinérance advenant son élection le 5 octobre prochain.

Le parti répond ainsi à l’appel de l’ancienne première ministre du Québec, Pauline Marois, et de l’ex-co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, qui ont toutes les deux signé une lettre ouverte à la fin mai – avec d’autres personnalités – réclamant un engagement de chacun des partis, s’il venait à être élu en octobre prochain, à tenir un sommet sur l’itinérance d’ici la fin de juin 2027.

«Mme Marois n’a pas eu besoin de nous expliquer longtemps pourquoi un sommet est important parce qu’en 2024, Québec solidaire avait demandé la tenue d’un tel exercice », a rappelé à Noovo Info la cheffe parlementaire de QS, Ruba Ghazal.»

Des personnalités appellent à un objectif d’itinérance zéro Dans une lettre publiée dans «Le Devoir», plusieurs personnalités ont demandé la tenue d'un grand sommet sur l'itinérance. À l’origine de ce mouvement, il y a l’ancienne première ministre Pauline Marois.

Mme Ghazal s’engage ainsi, si elle devient première ministre le 5 octobre prochain, à ce qu’un gouvernement solidaire tienne un sommet sur l’itinérance dès le début de son mandat.

Mme Ghazal estime que si le Québec veut être sérieux dans ses démarches pour régler la crise de l’itinérance «une fois pour toutes», il faut s’attaquer aussi à la crise du logement et à la lutte contre la pauvreté, notamment en contrôlant les loyers.

«Les gens ont vu leur loyer augmenter à une vitesse incroyable parce qu’on a laissé faire le marché, donc on ajoute à la précarité des personnes, même de celles qui travaillent. Les gens s’appauvrissent, et c’est là qu’ils vivent dans la précarité et qu’ils sont sur le point de vivre une situation d’itinérance», a expliqué Mme Ghazal.

«Si on ne s’occupe pas de la crise de l’itinérance et de la lutte contre la pauvreté, quand bien même on sortirait 4000 personnes de la rue, il y en a 10 000 autres qui vont s’ajouter. Ce sera une crise perpétuelle.»

—  Ruba Ghazal, la cheffe parlementaire de QS

À ce jour, le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) ont aussi plaidé en faveur d’un sommet sur l’itinérance.

En date de mardi dernier, Pauline Marois espérait toujours pouvoir rencontrer l’actuelle cheffe du gouvernement, Christine Fréchette, dans l’espoir de la convaincre de s’engager à tenir un sommet sur l’itinérance en 2027, après qu’elle eut refusé de s’avancer en ce sens la semaine précédente.

Au dénombrement de 2025 des personnes en situation d’itinérance, pas moins de 12 000 personnes ont été recensées partout au Québec.

Selon les données officielles, cinq régions du Québec ont connu, entre 2022 et 2025, une augmentation de l’itinérance de plus de 50 %. Il s’agit de l’Abitibi-Témiscamingue (119 %), des Laurentides (74 %), de la Côte-Nord (65 %), de Laval (59 %) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (51 %).