À la veille de sa première mise à jour économique du printemps, le premier ministre Mark Carney insiste sur le fait que son gouvernement s’attache à «mener plusieurs actions de front» pour améliorer l’accessibilité financière des Canadiens.
M. Carney a fait ces déclarations lundi à Ottawa, s’adressant aux journalistes après avoir annoncé que son gouvernement allait créer le premier fonds souverain national du Canada.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Un fonds souverain est un fonds d’investissement public qui utilise les réserves excédentaires du gouvernement pour investir dans des actifs financiers tels que des actions et des obligations, mais qui est géré de manière indépendante.
Par ailleurs, bien que le taux d’inflation oscille autour de l’objectif de 2% fixé par la Banque du Canada depuis près de deux ans, deux postes clés en matière d’accessibilité financière — le carburant et les produits alimentaires — connaissent des hausses importantes.
En grande partie sous l’effet du conflit en cours au Moyen-Orient, les prix du carburant ont grimpé en flèche, les consommateurs ayant payé 21,2% de plus en mars par rapport à février, ce qui représente la plus forte hausse jamais enregistrée pour l’essence, selon Statistique Canada.
De plus, les prix des denrées alimentaires achetées en magasin ont augmenté de 4,4% sur une base annuelle en mars, tandis que les prix des légumes frais ont augmenté de 7,8% en glissement annuel le mois dernier, a indiqué Statistique Canada.
Interrogé par Graham Richardson, chef du bureau de CTV News à Ottawa, sur sa capacité à concilier l’impact global du fonds souverain national avec les préoccupations des Canadiens ordinaires en matière d’accessibilité financière, M. Carney a répondu par l’affirmative.
«Le quotidien est difficile», a-t-il dit. «Et ce gouvernement ne se contente pas de se lever le matin en pensant uniquement à l’accessibilité financière.»
Il a également affirmé que «le gouvernement a du bon à faire», et a souligné les efforts des libéraux en matière de législation pénale, de dépenses de défense et de sécurité aux frontières, ajoutant qu’il est également important de «construire pour l’avenir».
Il a ensuite cité des mesures telles que la suppression de la TPS et de la TVH sur l’achat de logements neufs en Ontario, la réduction des frais d’aménagement, la baisse d’impôt pour la classe moyenne, le gel de la taxe d’accise sur les carburants et l’allocation alimentaire, comme des moyens par lesquels les libéraux améliorent la «capacité d’achat réelle».
«Toutes ces mesures, même si les gens ne les remarquent pas ou ne s’y identifient pas, ils les remarqueraient certainement s’ils bénéficiaient des services de garde d’enfants, de la Prestation canadienne pour enfants, du programme de soins dentaires, de l’assurance-médicaments, de tous ces programmes auxquels ce gouvernement est absolument dévoué», a expliqué M. Carney. «Tous ces programmes que nous avons mis en place ont été renforcés.»
Deux sources haut placées au sein du gouvernement ont indiqué à CTV News que le déficit présenté mardi dans l’énoncé économique du printemps serait inférieur à celui prévu dans le budget fédéral de novembre, en partie grâce à l’augmentation des recettes liée à l’inflation et au prix du pétrole.
En amont de cette mise à jour économique, le chef conservateur Pierre Poilievre «expose les revendications des conservateurs», en mettant l’accent sur l’accessibilité financière.
Il demande aux libéraux — entre autres engagements — de plafonner le déficit à 31 milliards de dollars, d’abandonner le projet de train à grande vitesse de 90 milliards de dollars, de renoncer au programme de rachat d’armes à feu, de réduire les dépenses d’aide étrangère, de supprimer les subventions aux entreprises et de fermer les paradis fiscaux.
Avec des informations de Stephanie Ha pour CTV News

