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Churchill Falls: Fréchette ne tiendra pas compte de l'échéance de l'entente

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La première ministre du Québec, Christine Fréchette, tient un point de presse à l'occasion du caucus des députés de la Coalition avenir Québec, à Rivière-du-Loup, le vendredi 1er mai 2026. La première ministre du Québec, Christine Fréchette, tient un point de presse à l'occasion du caucus des députés de la Coalition avenir Québec, à Rivière-du-Loup, le vendredi 1er mai 2026. (Jacques Boissinot)

Le Québec se considère encore lié par son partenariat énergétique de plusieurs milliards de dollars avec Terre-Neuve-et-Labrador, même s’il est échu.

C’est ce qu’a indiqué vendredi la première ministre Christine Fréchette, qui compte sur ce projet d’entente pour approvisionner le Québec en électricité jusqu’en 2075.

Les deux gouvernements avaient signé en décembre 2024 un protocole d’entente pour augmenter la production de la centrale de Churchill Falls, au Labrador, et construire de nouvelles centrales, afin de répondre aux besoins en énergie du Québec.

Or ce protocole prévoit qu’une entente finale devait être signée d’ici au 30 avril 2026, sinon les deux parties n’étaient plus liées.

Mais en conférence de presse vendredi en marge d’un caucus de son parti à Rivière-du-Loup, Mme Fréchette a dit être «très confiante» d’en arriver à une entente finale.

«Oui, effectivement, on se sent lié», a-t-elle précisé.

Elle a précisé qu’elle allait parler prochainement à son homologue terre-neuvien Tony Wakeham, qui a pour sa part reçu récemment un rapport d’experts pour analyser si ce protocole est avantageux pour sa province.

«J’attends d’avoir les commentaires de M. Wakeham au sujet de ce rapport et pour connaître la suite des choses», a-t-elle ajouté.

Elle a assuré que sur le plan financier, «c’est très intéressant pour Terre-Neuve».

- Avec les informations de Sarah Smellie

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste