Politique

Christine Fréchette veut adopter un «ton différent» avec la communauté anglophone

«La présence dynamique de notre communauté anglophone [...] fait partie intégrante de notre “vivre ensemble”.»

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Christine Fréchette devant la communauté des affaires La première ministre Christine Fréchette a été chaleureusement applaudie par quelque 1100 convives invités par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), lundi, lorsqu’elle a annoncé la réouverture du dossier d’opportunité pour l’agrandissement du Palais des congrès, où se tenait l’événement.

La première ministre Christine Fréchette a tendu une branche d’olivier aux anglophones lundi, lors d’un discours prononcé devant la Chambre de commerce de Montréal.

Mme Fréchette a souligné l’importance de protéger et de promouvoir la langue française au Québec, mais elle a également reconnu que, sur les neuf millions d’habitants du Québec, plus d’un million sont des Québécois anglophones qui parlent aujourd’hui davantage le français qu’auparavant.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Son discours, destiné au milieu des affaires montréalais, s’inscrivait dans le cadre de la série de conférences Provincial Political Series organisée par la Chambre de commerce avec les chefs des partis provinciaux.

La protection du français est sa «responsabilité première» en tant que première ministre, mais elle a affirmé que «le ton compte».

«En tant que première ministre de tous les Québécois, j’espère apporter un ton différent à ces discussions», a souligné Mme Fréchette en anglais.

Elle a cité la candidature de Montréal pour accueillir la Banque de défense, de sécurité et de résilience de l’OTAN comme un exemple de la promotion de la communauté anglophone par le Québec.

«Nous avons mis en avant non seulement la présence d’une importante communauté francophone, mais aussi celle d’une communauté anglophone significative à Montréal, ainsi que la disponibilité de services de santé et d’éducation en anglais à leur intention. Cet esprit de pragmatisme se poursuivra alors que nous promouvons la candidature de Montréal pour accueillir cette importante institution financière», a indiqué la première ministre dans son discours.

«Je crois fermement que la présence dynamique de notre communauté anglophone, historiquement importante, non seulement à Montréal mais dans tout le Québec, fait partie intégrante de notre “vivre ensemble”», a-t-elle ajouté.

La Coalition Avenir Québec a parfois eu des différends avec la communauté anglophone par le passé sous le mandat de son prédécesseur, François Legault, notamment lors de l’adoption de la loi linguistique controversée communément appelée le projet de loi 96. Mme Fréchette s’est déjà engagée à renouveler la clause dérogatoire afin de protéger la loi contre les contestations fondées sur la Charte.

Ces dernières semaines, des groupes défendant la minorité anglophone du Québec se sont indignés après que la CAQ a déclaré vouloir étendre la Charte de la langue française du Québec aux programmes pour adultes et aux programmes de formation professionnelle — une mesure qui ferait passer 27 000 élèves du système anglophone au système francophone.

Des inquiétudes ont été exprimées quant à l’impact que ce changement pourrait avoir sur les commissions scolaires anglophones, puisque leur financement est basé sur les effectifs.