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«C’était clair»: Pascal Bérubé pas surpris de voir Jean-François Roberge sous enquête

«Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas», lance le député péquiste.

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Enquête du CED sur Jean-François Roberge: la réaction du PQ

Pascal Bérubé s’attendait à ce qu’une enquête de la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale s’ouvre un jour sur le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge.

Le député péquiste de Matane-Matapédia avait ses soupçons; maintenant, une enquête est en cours sur le fait que M. Roberge a donné les résultats d’analyses produites par son ministère concernant le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) à Bernard Drainville et Christine Fréchette.

La déontologie des élus prévoit les interdits d’utiliser ou de communiquer des renseignements obtenus dans l’exercice de leur charge pour favoriser leurs intérêts personnels ou ceux de toute autre personne.

Or, M. Bérubé affirme avoir lui-même déjà dénoncé que des ressources de l’État avaient été utilisées pour analyser des propositions des deux candidats à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Donc, «c’était clair qu’il y allait avoir de l’intérêt de la part de la commissaire», a lancé le député du Parti québécois (PQ) en entrevue avec Noovo Info, mercredi, en réaction au déclenchement de l’enquête. «Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.»

Un problème de transparence?

M. Bérubé dit attendre les résultats de l’enquête avant d’accuser M. Roberge, mais trouve que l’accès à l’information est un problème récurrent avec la CAQ. Il assure d’ailleurs que, si le PQ était élu au pouvoir lors des prochaines élections, un ensemble de données allaient être rendues publiques.

Le député et le Parti québécois (PQ) souhaite «que toutes ces données où on a posé des questions [et pour lesquelles] on ne veut pas nous répondre soient rendues publiques assez rapidement en début de mandat». Il donne en exemple les «aides financières qui ont été attribuées pendant la pandémie, qui ont été attribuées dans le cadre des blocs énergétiques, les contrats avec McKenzie»...

Autre exemple plus lointain, mais qui concorde avec les visées indépendantistes du parti: M. Bérubé promet qu’un gouvernement élu du PQ imposerait notamment au directeur général des élections de rendre public le fameux rapport Grenier, qui contiendrait des témoignages de 1995 de ceux qui ont fraudé le référendum.

«Ces documents sont détenus depuis des années par le directeur général des élections. Le gouvernement ne l’a pas demandé de façon formelle et le gouvernement du Parti québécois va les rendre publiques une fois pour toutes si on est élu», soutient-il.

Avec des informations de Jean-François Poudrier pour Noovo Info et de La Presse canadienne