Le premier ministre Mark Carney a déclaré vendredi aux dirigeants mondiaux que le Canada se réjouissait de la réouverture du détroit d’Ormuz et de l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et le Liban.
Le cabinet du premier ministre a indiqué que M. Carney a participé virtuellement à une réunion avec des dizaines de dirigeants mondiaux pour discuter de la sécurisation du détroit.
Le détroit d’Ormuz, un point d’étranglement stratégique clé pour les exportations mondiales, avait été fermé par l’Iran pendant son confit avec les États-Unis, déstabilisant ainsi le marché mondial de l’énergie.
Le président américain Donald Trump et le ministre iranien des Affaires étrangères ont déclaré vendredi que le détroit était ouvert aux navires commerciaux, mais M. Trump a précisé qu’un blocus naval américain resterait en place.
Le détroit d’Ormuz, un point d’étranglement stratégique clé pour les exportations mondiales, avait été fermé par l’Iran pendant sa guerre avec les États-Unis, déstabilisant ainsi le marché mondial de l’énergie.
L’Iran avait posé des mines et ouvrait le feu sur des navires commerciaux.
M. Trump a indiqué que l’Iran allait désormais bénéficier de l’aide des États-Unis pour déminer le détroit.
Le président américain a imposé un blocus naval en début de semaine pour faire pression sur l’Iran afin qu’il rouvre ce passage stratégique. Il a affirmé que ce blocus resterait en place jusqu’à ce que les dirigeants iraniens concluent avec lui un accord permanent couvrant également le programme d’armes nucléaires de l’Iran.
Contribuer aux efforts
Le bureau de M. Carney a indiqué qu’il avait souligné la nécessité pour les pays de coopérer afin de protéger la navigation commerciale dans le détroit grâce à un «cadre de défense fondé sur le droit international».
Il a ajouté que le Canada est prêt à contribuer à garantir la sécurité de la navigation par des efforts diplomatiques et à apporter «soutien à la sûreté et à la sécurité des équipages». Il n’a pas évoqué la possibilité d’une aide militaire.
La réunion entre les dirigeants mondiaux a été coorganisée par le président français Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer. Ils prévoient l’organisation d’une mission internationale pour assurer la sécurité maritime dans la région.
Le Royaume-Uni et la France devaient profiter de cette réunion pour convaincre d’autres pays de contribuer à sécuriser le passage et à déminer la zone. Les États-Unis n’étaient pas inclus dans le plan, mais le chancelier allemand Friedrich Merz a cherché à impliquer l’administration américaine.
La Presse Canadienne a contacté plusieurs hauts responsables gouvernementaux pour leur demander si le Canada se joindrait à cette initiative, compte tenu des commentaires précédents du cabinet du premier ministre concernant la volonté d’Ottawa de participer à un plan post-cessez-le-feu pour le détroit. Aucun d’entre eux n’a répondu immédiatement.
Le ministre de la Défense, David McGuinty, et la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, ont tous deux indiqué que le Canada pourrait contribuer à sécuriser le passage en fournissant des moyens, tels que des navires, des renseignements et une expertise en matière de déminage.
Ils ont également clairement indiqué que le Canada ne participerait pas à la guerre et qu’il n’aiderait pas à sécuriser le détroit tant qu’un cessez-le-feu ne serait pas en place.
La réunion des différents pays ayant refusé de se joindre à l’offensive américaine s’est tenue à Paris. De nombreux pays, dont le Canada, y ont participé par visioconférence.
M. Starmer a appelé à une solution durable pour le passage commercial et des responsables de planification militaire devaient se réunir à Londres la semaine prochaine.
Vendredi, le président américain s’en est pris aux membres de l’OTAN sur Truth Socials après avoir annoncé que le détroit serait sécurisé. Il a affirmé que les membres de l’alliance étaient inutiles alors que les États-Unis avaient besoin d’eux.
«Maintenant que la situation dans le détroit d’Ormuz est terminée, j’ai reçu un appel de l’OTAN me demandant si nous avions besoin d’aide», a publié M. Trump, affirmant avoir répondu aux membres de l’alliance de rester à l’écart, sauf pour remplir leurs navires de pétrole.
Les termes de l’alliance de l’OTAN engagent ses membres à s’entraider en cas d’attaque, mais n’obligent pas à aider un autre membre à mener une guerre offensive.
Les prix du pétrole ont chuté à l’annonce de la réouverture du détroit. Les prix avaient grimpé en flèche après le déclenchement de la guerre le 28 février.
Environ un cinquième du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, en plus d’autres matières premières essentielles, telles que les engrais.
Une trêve de dix jours entre Israël et le Liban, où se trouve le Hezbollah, a débuté la veille, le 16 avril.
— Avec des informations de l’Associated Press

