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Budget fédéral: le ministre Champagne choisit des souliers d’une marque canadienne pour «envoyer un message fort»

«Si on est plus fort chez nous, peut importe ce qu’il se passe, on va faire mieux ensemble.»

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«Peu importe ce qui arrive dans le monde, on sera plus résilient» - François-Philippe Champagne Au lendemain des élections de mi-mandat aux États-Unis, le ministre des Finances François-Philippe Champagne affirme que le budget qu’il déposera demain donnera au Canada le moyen de ses ambitions.  Il a également ajouté que l’enjeu de l’abordabilité a été au cœur des préoccupations lors de l’élaboration du budget. (edited)

Le ministre fédéral des Finances et du Revenu national, François-Philippe Champagne, a choisi des souliers de la marque Pajar pour le dépôt du prochain budget fédéral.

Comme l’an dernier, M. Champagne a confectionné lui-même ses souliers, lors du traditionnel dévoilement de la nouvelle paire de chaussures du ministre des Finances. Avant le fameux essayage, il a visité l’usine de Pajar mercredi.

Devant les médias, il a vanté l’entreprise et a particulièrement salué le fait que les chaussures sont fabriquées au Canada.

En choisissant des souliers de la marque canadienne, il affirme que cela envoie un «message emblématique et fort». «C’est emblématique de ce qu’on veut être et ce qu’on veut faire», a-t-il dit. «Elles sont très confortables et je vais les porter avec fierté.»

Au lendemain des élections de mi-mandat aux États-Unis, le ministre Champagne a répété que le prochain budget donnera au Canada le moyen de ses ambitions. Il a toutefois évité de se prononcer directement sur les résultats américains.

«Peu importe ce qu’il arrive au sud de la frontière et dans le monde, on sera plus fort, plus indépendant et plus résiliant», a-t-il dit. «Le monde est en pleine transformation [...] Si on est plus fort chez nous, peu importe ce qu’il se passe, on va faire mieux ensemble.»

Il a précisé qu’autant les Québécois et les Canadiens se reconnaîtront dans le budget, qui sera déposé jeudi à Ottawa et qui sera intitulé Être maître de chez nous. Selon le ministre des Finances, le titre est «évocateur d’un pays confiant qui voit l’avenir avec ambition».

Les Québécois et les Canadiens vont se reconnaître dans ce budget parce que on touche aux piliers qui vont faire un Canada plus fort.»

—  François-Philippe Champagne, ministre fédéral des Finances et du Revenu national

«Demain sera une journée importante pour le Canada», a-t-il soutenu. «On va parler d’investissement, de croissance, d’abordabilité et de souveraineté culturelle.»

Le ministre Champagne a également expliqué qu’on devait être «maître de notre destinée» notamment en raison du contexte actuel dans le monde. C’est ce qui reflète dans le nouveau budget.

D’ailleurs, il a brièvement parlé du partenariat avec l’Union européenne. «Il y a des travailleurs [dans cette entreprise] qui ont étudié à Milan», a-t-il pris en exemple, en indiquant que ce partenariat donne également des opportunités pour les jeunes canadiens

Le ministre Champagne a également ajouté aux médias que l’enjeu de l’abordabilité a été au cœur des préoccupations lors de l’élaboration du budget.

En début de semaine, François-Philippe Champagne s’était exprimé lors d’un déjeuner organisé au Canadian Club de Toronto afin de donner aux chefs d’entreprise un aperçu du budget fédéral.

Ce budget – le deuxième présenté sous la gouverne du premier ministre Mark Carney – devrait soutenir la volonté du gouvernement libéral de réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis en renforçant l’économie intérieure.

Il avait déclaré à l’auditoire que les ambitions d’Ottawa visant à stimuler l’investissement privé et à améliorer la productivité ne se limitaient pas aux plus grandes entreprises canadiennes.

M. Champagne avait reconnu que la complexité du régime fiscal constitue l’un des obstacles à l’investissement, particulièrement pour les petites entreprises canadiennes.

«Nous avions tout un éventail de mesures ciblées, parfois complexes pour les petites et moyennes entreprises, à moins de disposer d’un conseiller fiscal pour déterminer la meilleure marche à suivre», avait indiqué M. Champagne au journaliste Peter Armstrong de la CBC.

«Je pense que ce budget marquera une étape vers la résolution de certains problèmes, visant à simplifier les choses et à alléger le quotidien des petites et moyennes entreprises. Je crois que, jeudi, les représentants des petites entreprises se reconnaîtront dans ce budget.»

Avec des informations de La Presse canadienne