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Bill Blair démissionne de son siège et deviendra le prochain haut-commissaire au Royaume-Uni

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Bill Blair speaks at a press conference in Ottawa on Thursday, Dec. 5, 2024. THE CANADIAN PRESS/ Patrick Doyle Bill Blair THE CANADIAN PRESS/ Patrick Doyle

L’ancien ministre Bill Blair démissionnera de son siège de Toronto à la Chambre des communes pour assumer de nouvelles fonctions en tant que haut-commissaire du Canada au Royaume-Uni.

Le premier ministre Mark Carney nommera également Nathalie Drouin, conseillère à la sécurité nationale du premier ministre, au poste d’ambassadrice du Canada en France et à Monaco.

Ces désignations, dans deux capitales mondiales où M. Carney cherche à approfondir les liens économiques, sécuritaires et climatiques, comblent les postes vacants pour des nominations politiques, Stéphane Dion ayant terminé son mandat à Paris et Ralph Goodale concluant le sien à Londres.

La nomination de M. Blair à Londres laissera vacant le siège de sa circonscription torontoise de Scarborough-Sud-Ouest. Ce sera le deuxième siège torontois libéré après la démission de Chrystia Freeland plus tôt cette année.

Les nominations de M. Blair et de Mme Drouin entreront en vigueur au printemps, peut-on lire dans le communiqué du gouvernement.

M. Blair a été chef de la police de Toronto avant de se lancer en politique. Il a dirigé l’intervention de la police de Toronto lors des manifestations du G20 en 2010, au cours desquelles plus de 1100 personnes ont été arrêtées.

Le directeur du Bureau de l’examen indépendant de la police de l’Ontario de l’époque, Gerry McNeilly, a publié un rapport en 2012 indiquant que la planification de la sécurité du service de police de Toronto avait été «incomplète et inadéquate», que de nombreux agents avaient fait usage d’une force excessive lors des arrestations et que le centre de traitement des prisonniers avait été «mal planifié, mal conçu et mal géré».

M. Blair a toujours défendu la manière dont le service de police a géré les manifestations du G20.

Il a été élu pour la première fois en 2015 lors des élections qui ont porté les libéraux de Justin Trudeau au pouvoir après avoir été relégués au rang de troisième parti en 2011.

Plus tard dans l’année, M. Blair a été nommé secrétaire parlementaire de la procureure générale de l’époque, Jody Wilson-Raybould.

Il a été promu au cabinet en juillet 2018 en tant que ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé.

Il a pris en charge le ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile en novembre 2019.

Cela a fait de lui un ministre clé lors des manifestations du «convoi de la liberté» de l’hiver 2022, au cours desquelles des centaines de véhicules, dont des semi-remorques, et des milliers de personnes ont occupé le centre-ville d’Ottawa pendant trois semaines, ce qui a conduit le gouvernement à invoquer pour la première fois la Loi sur les mesures d’urgence.

M. Blair, en tant que ministre, et Mme Drouin, en sa qualité de sous-secrétaire du Conseil privé, ont tous deux témoigné devant la Commission sur l’état d’urgence, qui s’est penchée sur l’utilisation de cette loi par le gouvernement. L’enquête a conclu que le recours à la Loi sur les mesures d’urgence était justifié.

La Cour d’appel fédérale a toutefois récemment confirmé une décision de la Cour fédérale selon laquelle le recours à cette loi n’était pas raisonnable.

Mme Drouin a également comparu devant la commission d’enquête sur l’ingérence étrangère dans les élections, qui s’est terminée il y a un an.

En 2019, cette dernière a également témoigné devant le comité de la justice de la Chambre des communes dans le cadre de l’étude de l’affaire SNC-Lavalin, alors qu’elle était à la tête du ministère fédéral de la Justice. Elle a auparavant occupé divers postes dans la fonction publique québécoise.

M. Blair a occupé les fonctions de ministre de la Défense à partir de juillet 2023.

Une grande partie de son mandat a été consacrée à soutenir l’Ukraine en lui fournissant du matériel militaire et en lui offrant une formation alors qu’elle luttait contre une invasion russe à grande échelle.

Il a également dirigé la mise en œuvre rapide des recommandations visant à changer la culture militaire après que les Forces armées canadiennes ont été secouées par des allégations d’inconduite sexuelle.

M. Blair était à la tête du ministère de la Défense lorsque le Canada a lancé une initiative concertée visant à porter ses dépenses de défense à l’objectif de 2 % du PIB fixé par l’OTAN.

Mme Drouin a récemment joué un rôle central dans le dialogue sur la sécurité entre le Canada et l’Inde, qui comprend une série de discussions de haut niveau visant à répondre aux préoccupations concernant la répression transnationale et le crime organisé.