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Baisses d'impôt et allocations plus généreuses dans un Québec souverain, évoque PSPP

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Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, à la période des questions du 17 mars 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, à la période des questions du 17 mars 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Les Québécois paieront «fort probablement» moins d’impôt et toucheront des allocations de retraite plus généreuses dans un Québec souverain, avance le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.

Il participait vendredi midi à l’émission «La parole aux mordus de politique» de Radio-Canada, où il a répondu pendant une heure aux questions des téléspectateurs.

L’animateur des «Mordus», Sébastien Bovet, a précisé avoir lancé l’invitation à tous les chefs de partis.

À Oscar de Fossambault-sur-le-Lac qui demandait si les Québécois allaient payer moins d’impôt dans un Québec indépendant, M. St-Pierre Plamondon a répondu: «Fort probablement».

Il s’est toutefois dépêché d’ajouter qu’il ne s’engageait pas formellement à réduire les impôts; il serait «irresponsable» de le faire sans avoir tous les chiffres en main, selon lui.

Son «intuition» est qu’on sous-estime les économies qui pourront être réalisées avec un niveau de gouvernement en moins.

«Mais tant que je n’aurai pas une réponse béton, digne de confiance, je ne peux pas “pitcher” des chiffres sans faire mes devoirs», a-t-il déclaré.

En revanche, le chef péquiste n’a pas hésité à promettre des allocations de retraite plus généreuses. 

Il a dit sympathiser avec les aînés qu’il a rencontrés en porte-à-porte qui subissent la hausse du coût de la vie sans que leurs rentes de retraite n’augmentent au même rythme.

«C’est un appauvrissement sévère pour des gens qui ont fait leur part et n’ont rien à se reprocher», s’est-il offusqué.

«On pense qu’on va pouvoir bonifier les pensions. (...) En étant plus agressifs sur la débureaucratisation, on peut générer quelque chose d’intéressant notamment pour les aînés.»

Paul St-Pierre Plamondon soutient qu’un Québec indépendant pourra rapatrier les 90 milliards $ qu’on envoie annuellement à Ottawa.

Disant vouloir être «100 % transparent», il a déclaré vendredi: «Je veux être très, très clair: il y aura des coupes dans les fonctionnaires fédéraux.» 

Il a promis des «mesures de transition» pour ceux qui apprendront que leur emploi «ne peut pas être continué dans un Québec indépendant».

En 1995, le premier ministre péquiste Jacques Parizeau avait promis, lui, d’intégrer tous les fonctionnaires fédéraux domiciliés au Québec à la fonction publique du futur État.

Caroline Plante

Caroline Plante

Journaliste