Christine Fréchette a annoncé mercredi une baisse d’impôt d’un point de pourcentage pour 75 000 petites et moyennes entreprises. Cette mesure arrive toutefois trop tard, clame le Parti québécois (PQ).
En entrevue avec Noovo Info mercredi, la porte-parole en matière d’économie du PQ, Catherine Gentilcore, a affirmé que la Coalition avenir Québec (CAQ) «prend les meilleures idées du PQ». Pour la députée de Terrebonne, cette annonce arrive également tardivement.
«Ça vient tellement tard, ça vient avec un bilan économique qui est tellement lourd du côté de Mme Fréchette», soutient la députée de Terrebonne.
Mme Gentilcore qualifie le tout de «virage à 180 degrés complet». Elle estime que Mme Fréchette tente de faire oublier son bilan à titre de superministre de l’Économie. Un bilan qui est à «dénoncer», selon elle.
«Comment elle peut défendre les fiascos répétés dans Northvolt, dans Flying Whales, dans Recyclage Carbone Varennes... Des milliards de dollars de l’argent public qui ont été dilapidés dans des projets bâclés, des projets qui n’ont eu aucune retombée économique pour le Québec.»
— Catherine Gentilcore, porte-parole en matière d'économie
«Fini la dilapidation des fonds public»
Selon Mme Gentilcore, il faut «prendre de meilleurs décisions» et dépenser l’argent des contribuables «avec beaucoup plus de sérieux». «Fini la dilapidation des fonds publics.»
Dans son programme, le PQ a parlé d’un allègement fiscal «historique» pour les PME. La formation veut notamment mettre fin au «bar ouvert» des subventions pour les grandes entreprises. Le parti veut aussi abolir le Fonds de développement économique.
Avec ces mesures, cela permettrait d’alléger le fardeau fiscale de toutes les PME de la province.
En réaction à l’annonce de mercredi, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a indiqué sur X: «Christine Fréchette tentera fort probablement de nous dire que le gouvernement a été trop interventionniste et qu’il doit prendre un virage. Elle dira ainsi exactement le contraire de la politique qu’elle a elle-même menée et défendue bec et ongles à la CAQ jusqu’à tout récemment, alors qu’elle se vantait des milliards dépensés et qu’elle accusait les partis d’opposition qui remettaient en question cette façon d’opérer l’économie québécoise».
À voir dans la vidéo.
- Avec de l’information de La Presse canadienne

