Politique

51e État? Trump «remonte sur ses grands chevaux», affirme Doug Ford

«Nous serons toujours un pays souverain et fier, et je me battrai chaque jour pour m’assurer que cela reste ainsi.»

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«51e État»: Donald Trump relance ses menaces envers le Canada Yves Boisvert revient sur la rencontre entre Christine Fréchette et l’ambassadeur américain ainsi que sur les menaces lancées par Trump.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, s’insurge une nouvelle fois contre la rhétorique du président américain Donald Trump sur le «51e État», affirmant que la souveraineté du Canada n’est pas à vendre et que la province surpasse ses homologues américaines en matière de création d’emplois.

«Le président Trump remonte sur ses grands chevaux, affirmant que nous allons devenir le 51e État. Je peux dire au président Trump que cela n’arrivera jamais, jamais», a affirmé M. Ford jeudi lors d’une conférence de presse à Toronto.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Ses commentaires font suite à la réaction de Trump à un rapport de Bloomberg publié cette semaine, selon lequel le Canada serait entré en récession technique, et à son message sur les réseaux sociaux : «51e État!» Cette remarque a ensuite été relayée par l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra.

Jeudi, M. Ford a souligné que le Canada resterait indépendant, quelles que soient les difficultés économiques.

«Nous serons toujours un pays souverain et fier, et je me battrai chaque jour pour m’assurer que cela reste ainsi», a-t-il dit.

Bien que deux contractions trimestrielles consécutives répondent à certaines définitions d’une récession technique, et que trois des quatre derniers trimestres au Canada aient enregistré une croissance négative du PIB, le premier ministre du Canada, Mark Carney, n’a pas encore tiré la sonnette d’alarme.

Lors d’une conférence de presse plus tôt cette semaine, M. Carney a certes reconnu la «faiblesse» de l’économie, mais s’est abstenu de qualifier la situation actuelle de récession.

Carney reconnaît les «faiblesses» de l’économie, sans utiliser le terme «récession» Alors que le Canada est entré en récession technique la semaine dernière, le premier ministre Mark Carney a reconnu les faiblesses de l’économie, il a défendu mardi le programme économique du gouvernement fédéral et n’a pas utilisé le mot «récession»

«Beaucoup d’incertitude»

Selon le premier ministre ontarien, de nombreux Canadiens vivent dans «l’incertitude» face à des conditions économiques difficiles. Il a toutefois fait valoir que l’Ontario était mieux placé que de nombreuses autres provinces pour résister à l’impact des droits de douane et des politiques commerciales de Trump.

«Il y a beaucoup d’incertitude. Je tiens à souligner que c’est un véritable tour de montagnes russes. On monte une fois au niveau de l’emploi, puis on redescend», a-t-il ajouté jeudi.

Ce dernier a mis en avant les chiffres de l’emploi d’avril, indiquant que l’Ontario avait créé 42 400 emplois alors que le reste du Canada en avait perdu 18 000 au total.

M. Ford a également précisé que l’Ontario avait surpassé les États-Unis sur une base ajustée en fonction de la population.

«Nous avons battu les Américains par habitant sur une population de 350 millions de personnes. Ils ont créé 115 000 emplois. Nous les avons battus de 680 %, en tête de l’Amérique du Nord, parce que nous avons préparé le terrain, en collaborant avec les municipalités et le gouvernement fédéral pour nous assurer d’avoir une économie capable de résister aux coups portés par le président Trump», a-t-il lancé.

Avec des informations de Phil Tsekouras pour CTV News Toronto