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Violence et extorsion contre les commerçants: plusieurs corps policiers créent une alliance pour «briser le cycle»

Les corps policiers seront davantage visibles au cours des prochaines semaines.

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Des corps policiers s’unissent contre la violence et l’extorsion La Sûreté du Québec et les services de police de Montréal, Laval et Longueuil ont lancé jeudi le projet UNIS, une nouvelle initiative visant à lutter contre la violence et l’extorsion envers les commerçants.

Les principaux corps policiers du Grand Montréal ont annoncé jeudi une alliance afin de «lutter plus efficacement contre la violence et les actes d’extorsion dirigés vers les commerçants». Afin de «briser le cycle», le projet UNIS voit donc le jour au Québec.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la Sûreté du Québec (SQ), le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) et le Service de police de Laval (SPL) rapportent que cette stratégie d’intervention vise à encourager le partage d’informations concernant les actes violents à l’endroit des commerces et les commerçants.

C’est pourquoi les différents corps policiers seront davantage visibles au cours des prochaines semaines et prochains mois. Plusieurs tournées de commerces sont prévues.

Par voie de communiqué, on dit souhaiter que le projet UNIS augmente le nombre de signalements et saura soutenir les commerçants à l’échelle provinciale.

En 2026, il est important «d’assurer une présence policière cohérente, visible et rassurante» et de «réduire la capacité des criminels et groupes criminels à opérer», indique-t-on.

«Aucun commerce ne doit opérer sous la menace. [...] Derrière chaque établissement visé, il y a des entrepreneurs, des familles et des employés. Leur sécurité demeure au cœur de notre engagement», a déclaré Benoit Dubé, directeur général adjoint à la SQ.

Cette annonce survient quelques jours après que la nouvelle directrice du SPL, Karine Ménard, ait manifesté sur les ondes de Noovo Info son désir de s’attaquer à la vague d’extorsion qui affecte les commerçants sur son territoire.

Le SPVM abonde dans ce sens et dit prendre le phénomène «très au sérieux».

«Face à l’extorsion, aucune organisation ne peut agir seule. Les services de police sont unis, mobilisés et déterminés à agir, tant en prévention qu’en enquête, afin de faire reculer l’extorsion et de préserver la sécurité de nos communautés», soutient Amélie Bouchard, inspectrice-cheffe à la Direction des enquêtes criminelles du SPL.