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«Tragédie»: une femme meurt après un incendie dans un campement montréalais

La cause exacte du décès de la femme n’a pas été dévoilée dans l’immédiat, tout comme la cause de l’incendie.

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Une femme meurt après un incendie dans un campement montréalais Une femme âgée de la cinquantaine est décédée mercredi matin à Montréal à la suite d’un incendie qui s’est déclenché dans un campement de personnes en situation d’itinérance.

Une femme âgée de la cinquantaine est décédée mercredi matin à Montréal à la suite d’un incendie qui s’est déclenché dans un campement de personnes en situation d’itinérance.

Peu avant 5h, les services d’urgence ont été prévenus qu’un feu était en cours dans un campement situé près de la rue de Charleroi et du boulevard Lacordaire, dans l’arrondissement de Montréal-Nord.

À l’arrivée des policiers, une femme dans la cinquantaine était inconsciente. Celle-ci était dans un état critique lors de son transport vers l’hôpital, où son décès a finalement été constaté.

Une femme a perdu la vie lors d'un incendie qui s'est déclaré dans un campement de personnes en situation d'itinérance à Montréal-Nord, mercredi 7 octobre 2026. Une femme a perdu la vie lors d'un incendie qui s'est déclaré dans un campement de personnes en situation d'itinérance à Montréal-Nord, mercredi 7 octobre 2026. (Noovo Info)

Les pompiers se sont aussi rendus sur place, mais le brasier avait déjà été éteint à leur arrivée.

La cause exacte du décès de la femme n’a pas été dévoilée dans l’immédiat, tout comme la cause de l’incendie. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur le drame.

Une femme a perdu la vie lors d'un incendie qui s'est déclaré dans un campement de personnes en situation d'itinérance à Montréal-Nord, mercredi 7 octobre 2026. (Dave Touniou/CTV News) Une femme a perdu la vie lors d'un incendie qui s'est déclaré dans un campement de personnes en situation d'itinérance à Montréal-Nord, mercredi 7 octobre 2026. (Dave Touniou/CTV News)

«L’inaction, ça coûte cher»

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a qualifié cet événement comme une «tragédie» et a déploré l’«inaction» face à la crise de l’itinérance qui touche la métropole.

«Mes pensées vont d’abord aux proches [de la victime] et aux personnes qui la connaissaient et l’accompagnaient», a-t-elle dit lors d’une rencontre mardi avec le comité exécutif en remerciant les services d’urgence et policiers qui ont participé à l’intervention. «Cela nous rappelle l’importance de nous assurer que les personnes, nos citoyens dans la rue, ont accès à des logements sécuritaires où elles peuvent vivre dans la dignité.»

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada en comité exécutif le 7 octobre 2026 (Capture d'écran | Youtube Ville de Montréal) La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada en comité exécutif le 7 octobre 2026 (Capture d'écran | Youtube Ville de Montréal)

«Ce n’est pas normal de voir des citoyens mourir dans nos rues. [...] L’inaction, ça coûte cher et affecte notre solidarité, cohésion et notre capacité à prendre soin des uns des autres.»

—  Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal

La mairesse a également convoqué les médias jeudi pour une annonce sur le plan chaleur pour aider les personnes en situation itinérance durant le temps froid. «Il est prêt», a-t-elle dit au comité exécutif. «On va s’adresser au nouveau gouvernement du Québec pour assurer sa mise en œuvre.»

«Le premier ministre s’est engagé à agir rapidement», a ajouté l’élue. «On partage cette volonté et on est prêts à travailler avec lui.»

Avec ce plan chaleur, Mme Martinez Ferrada espère pouvoir protéger les personnes vulnérables et toute la population avec des «gestes concrets» durant le «prochain hiver» et «tous les hivers».

En campagne électorale, au terme de laquelle il a été porté à la tête d’un gouvernement péquiste minoritaire, M. St-Pierre Plamondon s’est engagé à réduire de moitié le nombre d’itinérants en quatre ans et à investir un milliard de dollars pour y arriver.

Dans les 100 premiers jours de son mandat, il souhaite débloquer un budget spécial pour l’itinérance, avant l’arrivée du temps froid.

Sur X, mercredi, M. St-Pierre Plamondon a réitéré qu’il fera de la lutte à l’itinérance «une affaire personnelle». «Ce sera notre priorité comme gouvernement d’intervenir», a-t-il écrit.

Il a indiqué que des budgets d’urgence seraient débloqués à court terme pour financer, entre autres, des centres d’hébergement d’urgence.

«L’hiver est à nos portes et on doit être prêt», a-t-il écrit. «Ces ressources devront notamment servir à de l’hébergement d’urgence et à des refuges pour l’hiver. On va agir résolument pour éviter que ce genre d’événement tragique ne se reproduise.»

Il a également promis de trouver des solutions pour le logement à long terme.

Plus tôt cette année, le Bureau du coroner avait déclenché une enquête publique sur les décès de personnes en situation d’itinérance survenus à Montréal dans les derniers mois.

Cinq décès seront analysés de façon particulière, dont ceux de Valmont Brousseau, âgé de 71 ans, et de Serge Martin, âgé de 57 ans, survenus les 24 et 25 mars.

C’est la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, qui avait révélé publiquement que deux personnes en situation d’itinérance étaient décédées en moins de 24 heures dans la métropole.

Deux personnes itinérantes mortes à Montréal: la mairesse, en larmes, lance un cri du cœur La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, était visiblement ébranlée jeudi après le décès de deux personnes itinérantes.

L’enquête de la coroner Stéphanie Gamache se penchera aussi sur les décès de Jennifer De Nobile, 30 ans, survenu le 23 septembre 2025; de Marie Soleil Nantais, 46 ans, survenu le 24 octobre 2025; et d’Alain Paris, 55 ans, survenu le 24 mars 2026.

Selon le Bureau du coroner, l’enquête publique permettra d’analyser «en profondeur» les causes et les circonstances des décès et de mettre en lumière les facteurs contributifs.

Le gouvernement du Québec a estimé qu’un peu plus de 12 000 personnes vivaient dans la rue en 2025, ce qui représente une augmentation significative au cours de la dernière décennie. Les estimations provinciales indiquent que ce nombre a augmenté de 44 % entre 2018 et 2022, suivi d’une hausse supplémentaire de 19 % au cours des trois années suivantes.

Le gouvernement a estimé qu’environ 42 % de la population sans domicile fixe de la province vivait à Montréal en 2025.

En campagne électorale, au terme de laquelle il a été porté à la tête d’un gouvernement péquiste minoritaire, M. St-Pierre Plamondon s’est engagé à réduire de moitié le nombre d’itinérants en quatre ans et à investir un milliard de dollars pour y arriver.