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Une famille questionne l’approche de la police après un incendie

«Nous sommes les victimes ultimes dans toute cette histoire.»

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Fire in Verdun Une famille s'est retrouvée à la rue et s'interroge sur l'intervention policière qui a eu lieu à Verdun le 24 avril 2026. (CTV News)

Depuis vendredi, Justin Von Bornhoft, sa conjointe et leurs trois enfants vivent à l’hôtel.

Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.

Vendredi, peu après 15 h, ils ont dû quitter précipitamment leur domicile après que la police les eut avertis d’un incendie dans l’appartement de leur voisin, situé sur la rue Moffat à Verdun.

«On regarde en quelque sorte son logement partir en fumée sans vraiment savoir ce qui se passe», a dit M. Von Bornhoft.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indique avoir été appelée sur les lieux vers 13 h 15 en raison d’un homme en situation de crise.

Elle allègue que l’homme a ensuite mis le feu à son appartement deux heures plus tard. L’homme a depuis été accusé d’incendie criminel.

Voisin de cet appartement, M. Von Bornhoft affirme que son logement a été endommagé par la fumée et l’eau.

«Prendre conscience que l’on ne retournera plus chez soi, se dire que l’endroit où l’on a dormi la nuit précédente, on n’y dormira plus jamais. Ça a été très dur.»

—  Justin Von Bornhoft

Il s’exprime publiquement car il estime que la police aurait pu gérer l’intervention différemment.

M. Von Bornhoft affirme que les agents ne semblaient pas vouloir désamorcer la situation.

«Quand les policiers utilisent activement leur mégaphone pour narguer cet homme, puis qu’ils se regardent et se mettent à glousser. Ce n’est pas un comportement professionnel», a soutenu M. Von Bornhoft. «Avec le recul, on se dit que la situation aurait facilement pu être désamorcée.»

Un de ses voisins, qui a souhaité rester anonyme, a déclaré à CTV News qu’il partageait l’avis de M. Von Bornhoft.

Dans un communiqué, le SPVM a écrit: «En règle générale, nous ne commentons jamais de cas spécifiques ni d’opérations policières […] Nous nous abstenons également généralement de commenter les enquêtes en cours afin de ne pas nuire à leur déroulement.»

Von Bornhoft et sa famille ont une assurance locataire, mais ils doivent tout de même trouver un nouveau logement.

«Nous sommes les victimes ultimes dans toute cette histoire. Alors que nous n’avons vraiment rien fait de mal», a exprimé M. Von Bornhoft.

«Maintenant, nous sommes laissés pour compte et nous n’avons plus aucune de nos affaires depuis des mois, sans savoir ce qu’il en est. Nous n’avons nulle part où aller pour le moment. Nous vivons dans un hôtel, littéralement à cinq dans une chambre.»