Abul Kasim, âgé de 42 ans de Montréal, fait face à cinq accusations liées à un stratagème de fraude à l’immigration.
Selon l’enquête de l’ASFC qui a débuté en 2024, il se faisait passer pour un consultant en immigration travaillant pour une firme ayant des bureaux au Canada, en France et au Bangladesh.
«Ceux qui tentent de contourner les règles ou d’exploiter ce système s’exposent à de graves conséquences», a prévenu le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree.
M. Kasim aurait aidé 65 personnes à fournir de faux renseignements dans des demandes de visa de résident temporaire (VRT) et dans des demandes d’asile entre le 13 janvier 2022 et le 19 mars 2024.
Il aurait également organisé l’entrée au Canada de 53 personnes au moyen de VRT obtenus frauduleusement, pour qu’elles s’y établissent de manière permanente et il aurait utilisé quatre passeports canadiens falsifiés dans le cadre de demandes de VRT, en personnifiant frauduleusement des hôtes dans des lettres d’invitation à l’appui de ces demandes, a-t-on précisé par communiqué.
Le Montréalais se trouverait à l’étranger puisqu’il a quitté le Canada en juin 2025.
Une poursuite a été intentée au palais de justice de Montréal le 28 juillet dernier. Comme il n’a pas pu être sommé de comparaître, il est visé par un mandat d’arrestation.
Il fait donc face aux accusations de complot visant à faciliter l’entrée illégale de personnes au Canada, d’avoir facilité l’entrée illégale de personnes au Canada, d’avoir encouragé ou aidé des personnes à fournir de faux renseignements dans des demandes de visa, d’utilisation de passeports canadiens falsifiés et d’utilisation de passeports en sachant qu’ils étaient faux.
Dans le cadre de l’enquête, l’ASFC a réalisé une perquisition à son domicile et a saisi plusieurs éléments de preuve.
«Je tiens à saluer le travail rigoureux des enquêteurs criminels de l’ASFC qui, en collaboration avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada ont une fois de plus détecté un stratagème frauduleux et contribué à protéger le système d’immigration de notre pays», a souligné Eric Lapierre, directeur général régional de l’ASFC section Québec.

