Patrouille

Un drone livre du McDonald’s et de l’alcool à un détenu d’une prison

Cela s’est produit jeudi matin, selon le syndicat des agents correctionnels.

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McDonald's Golden Arches signs are seen, March 31, 2026, in Los Angeles. (AP Photo/Damian Dovarganes, File) On aperçoit les enseignes «Golden Arches» de McDonald's, le 31 mars 2026, à Los Angeles. AP (Damian Dovarganes)

Un drone a réussi à livrer des croquettes, des frites, de la sauce de chez McDonald’s et même de l’alcool à un détenu d’un établissement correctionnel du Québec, a confirmé CTV News.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Ces articles ont été livrés à la fenêtre de la cellule du détenu au sein de l’Unité spéciale de détention de l’établissement fédéral de Sainte-Anne-des-Plaines, a indiqué le syndicat des agents correctionnels (UCCO-SACC-CSN).

Cet incident, rapporté pour la première fois par TVA Nouvelles, s’est produit tôt jeudi matin et survient dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant l’introduction de contrebande dans les établissements correctionnels du Québec, notamment par le biais de drones.

L’Unité, construite en 1984 et située à environ 55 kilomètres au nord de Montréal, peut accueillir environ 90 détenus et héberge certains des criminels les plus dangereux qui ne peuvent être intégrés dans un pénitencier à sécurité maximale pour des raisons de sécurité.

Cet établissement est censé être l’un des établissements correctionnels les plus sécurisés au Canada et est supposé être «strictement réglementé et rigoureusement contrôlé, avec un niveau élevé de surveillance», selon Service correctionnel Canada (SCC)

Le Service correctionnel du Canada mène actuellement une enquête sur cette affaire.

«L’introduction de contrebande et d’articles non autorisés dans les établissements correctionnels demeure un enjeu important auquel le SCC continue de s’attaquer activement», a déclaré Kevin Antonucci, un porte-parole dans un courriel.

«Toute tentative d’introduire des objets de contrebande ou non autorisés dans un établissement correctionnel, y compris au moyen de drones, constitue un risque pour la sécurité et la sûreté des établissements, du personnel, des détenus et du public. Le SCC continue de mettre en œuvre une approche à plusieurs niveaux qui comprend la vigilance du personnel, des activités de renseignement de sécurité, des fouilles, des technologies de détection ainsi que la collaboration avec la police et d’autres partenaires.»

Il a été précisé que les détenus trouvés en possession de contrebande peuvent faire l’objet de sanctions disciplinaires, de mesures administratives ou de poursuites criminelles.

Frank Caputo, porte-parole du Parti conservateur fédéral en matière de sécurité publique, a qualifié cet incident de «scandaleux».

«Les drones constituent un problème majeur pour le dépôt de drogues, d’armes, d’autres articles de contrebande et de téléphones cellulaires dans les prisons», a-t-il dit dans une vidéo publiée sur les médias sociaux, ajoutant que le SCC a tardé à s’attaquer à ce problème, qui fait courir un risque au personnel.

«Nos agents correctionnels méritent mieux.»