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Un détenu meurt après une altercation à la prison de Roberval

Une enquête est en cours.

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Un détenu meurt après une altercation à la prison de Roberval Un détenu de 51 ans est décédé à la suite d’une altercation avec un autre détenu de 34 ans dans la nuit du 30 au 1er octobre à la prison de Roberval.

Un détenu de 51 ans est décédé à la suite d’une altercation avec un autre détenu de 34 ans dans la nuit du 30 au 1er octobre à la prison de Roberval.

Selon ce qu’a indiqué la Sûreté du Québec (SQ) à Noovo Info, l’homme de 51 ans, gravement blessé, a succombé à ses blessures sur la route alors qu’il était transporté vers un centre hospitalier.

Selon Le Quotidien, la victime serait Marc Gilbert. L’homme était en détention, dans l’attente de son procès, pour une accusation de meurtre au premier degré en lien avec le décès d’une femme survenue en juillet dernier à Jonquière.

L’autre homme impliqué dans cette affaire a été rencontré par les enquêteurs jeudi. Au moment d’écrire ces lignes, aucune accusation n’avait été déposée contre ce détenu.

Le dossier a été transféré à la division des crimes contre la personne de la SQ.

Une enquête est en cours.

La violence en prison

Selon l’ex-directeur adjoint des Enquêtes criminelles pour la Sûreté du Québec, Yannick Dion, la hausse de l’accessibilité à des stupéfiants à l’intérieur des murs des établissements de détention et les enjeux de santé mentale sont des facteurs à considérer lorsqu’il est question de violence en milieu carcéral.

«On peut peut-être parler de la hausse de l’accès aux substances psychotropes qui entrent dans les centres de détention et qui sont accessibles aux détenus. Évidemment, ça crée des situations potentielles où la violence peut se développer autour de ce trafic», a-t-il expliqué à Noovo Info, indiquant qu’il s’agit d’une tendance à la hausse au Québec.

«Il y a également des cas qui impliquent carrément la santé mentale. Tout ça ensemble permet l’avènement de situations plus complexes comme celle-là», a-t-il ajouté.

Selon M. Dion, des pistes de solutions peuvent et pourraient être explorées afin de calmer les tensions dans les centres de détention.

«C’est une question d’avoir de meilleurs renseignements et d’avoir des mesures physiques pour empêcher l’entrée de stupéfiants », a-t-il partagé. «C’est vraiment un amalgame de toutes ces mesures qui va faire qu’on sera plus performant à l’avenir.»

En collaboration avec Jennifer Gravel, Noovo Info.