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Un cougar à Wôlinak? La communauté abénaquise en état d’alerte

Le Corps de police des Abénakis demande aux résidents d’éviter de sortir à l’extérieur.

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cougar Un cougar aurait été aperçu dans les rues de la communauté abénaquise de Wôlinak le lundi 28 septembre 2026. (Conseil des Abénakis de Wôlinak | Facebook)

La réserve abénaquise de Wôlinak, situé dans le Centre-du-Québec, est sur le pied d’alerte après que des citoyens aient aperçu lundi ce qui s’apparente à un cougar dans les rues de la communauté.

Sur les réseaux sociaux, le Corps de police des Abénakis demande aux résidents d’éviter de sortir à l’extérieur et de rentrer leurs animaux domestiques à l’intérieur.

«Les autorités compétentes ainsi que les mesures d’urgence du Conseil ont été informées et se mobilisent à la suite de l’observation d’un cougar directement dans les rues de la communauté», indique-t-on.

On précise que des agents de la faune ont été avisés et seront sur place mardi.

«Les équipes du ministère, en collaboration avec les autorités de la communauté de Wôlinak, sont en action afin de localiser l’animal, l’identifier et prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population», a confirmé le ministère de la Faune à Noovo Info

La police rappelle que les cougars sont des animaux nocturnes et préviennent que le risque d’une attaque est plus important la nuit.

Des cougars au Québec?

Le ministère de la Faune soutient que la population de cougar n’a «jamais été abondante» au Québec, ils se retrouvent plutôt dans l’ouest du pays.

«Au Québec, aucune preuve scientifique ne permet d’établir qu’il y a une population reproductrice viable sur le territoire», dit le ministère.

La seule présence d’un cougar confirmée par des preuves remonte à 1992, lorsqu’un cougar qui présentait un danger a été abattu en Abitibi-Témiscamingue. On note toutefois qu’il pourrait s’agir d’un animal qui se serait échappé d’un zoo.

«Une analyse de l’ADN a démontré que l’individu provenait d’une espèce présente en Amérique du Sud. L’hypothèse d’un animal échappé d’un jardin zoologique ou gardé en captivité est la plus plausible», souligne le ministère.

On mentionne toutefois que d’autres animaux sauvages peuvent être confondus avec le cougar.

«Le lynx roux, une espèce de félin de bonne taille présente dans le sud du Québec, peut parfois aussi être confondu avec le cougar, tout comme le chat domestique, étant donné que les ordres de grandeur sont parfois trompeurs sur les photos», indique-t-on.

Quoi faire en présence d’un cougar?

Le ministère conseille de ne pas vous approcher si vous êtes en présence d’un animal sauvage. On recommande également de se maintenir debout, d’avoir un contact visuel avec l’animal et de faire du bruit pour tenter d’apeurer la bête. On conseille également de lever les bras vers le ciel pour donner une apparence plus imposante.

«Éloignez-vous doucement en évitant de lui tourner le dos. S’il y a lieu pour votre sécurité, empoignez et lancez des objets en sa direction», recommande le ministère.