Patrouille

Un agent du poste de quartier 39 du SPVM aurait entravé une enquête de violence conjugale

Fady Dagher devrait s’adresser aux médias vendredi sur ces nouvelles accusations.

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Le poste de quartier 39, à Montréal-Nord, photographié au lendemain du démantèlement d'une équipe de 16 policiers à la suite d'allégations de racisme. Le samedi 13 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes Le poste de quartier 39, à Montréal-Nord, photographié au lendemain du démantèlement d'une équipe de 16 policiers à la suite d'allégations de racisme. Le samedi 13 juin 2026. (Graham Hughes)

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a indiqué qu’un agent du poste 39, déjà visé par une enquête à la suite d’allégations d’actes discriminatoires et racistes envers des citoyens, fait maintenant l’objet de nouvelles accusations graves.

Le chef du SPVM, Fady Dagher, devrait s’adresser aux médias vendredi sur ces nouvelles accusations.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Dans un communiqué publié jeudi, peu avant 17h, le SPVM a indiqué que l’agent aurait commis des actes de «faute professionnelle et d’entrave à la justice» dans le cadre d’un dossier de violence conjugale remontant à 2025.

Le SPVM n’a pas donné plus de détails sur la nature de l’incident, mais a précisé que celui-ci avait été découvert au cours de l’enquête en cours concernant le poste 39 et que la plainte émanait d’un autre policier.

Depuis, cet agent a été affecté à des tâches administratives ne l’amenant pas à entrer en contact avec le public, le temps que l’enquête se poursuive.

Le poste 39 est au cœur d’un scandale depuis le mois de juin, lorsque M. Dagher a annoncé la dissolution d’une unité de patrouille. Il a ensuite confirmé que l’une des accusations faisant l’objet d’une enquête concernait des agents qui auraient coupé les cheveux de civils issus de minorités ethniques pour les conserver comme trophées.

Au moins quatre policiers ont été suspendus dans le cadre de l’enquête en cours concernant le poste 39. Des dossiers ont également été transmis au bureau du procureur de la Couronne du Québec afin de déterminer s’il y a lieu ou non de porter des accusations pénales.

Un agent du PDQ 21 a également été suspendu

Le SPVM a également indiqué jeudi qu’un agent du poste de quartier 21 était accusé d’avoir commis des actes similaires à ceux faisant l’objet d’une enquête au poste de quartier 39, à savoir des allégations d’actes discriminatoires et racistes.

«Cet agent est suspendu depuis plusieurs semaines», a indiqué la police dans son communiqué.

Interrogé jeudi par CTV News, un porte-parole du SPVM a refusé de donner plus de détails, invoquant la conférence de presse que tiendra le chef de la police vendredi.

Cette accusation portée contre le policier a été révélée au cours d’une enquête distincte menée au sein du poste 21, après qu’il a été révélé, au début du mois, que deux policiers avaient été suspendus pour des abus de pouvoir présumés. Dans au moins un cas, l’un des policiers aurait uriné sur un sans-abri alors qu’il était en uniforme.

Le SPVM a confirmé la nature des allégations après leur première publication par La Presse le 16 octobre.

Le ministre de la Sécurité intérieure du Québec a déclaré que l’organisme indépendant de surveillance de la police du Québec, connu sous le nom de BEI, et le commissaire à l’éthique de la police du Québec avaient tous deux ouvert des enquêtes distinctes concernant le poste 21.

La conférence de presse de M. Dagher aura lieu vendredi après-midi au quartier général du SPVM.