Un agent de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) de l’Alberta a été blanchi de toute faute après avoir tiré sur un Américain qui avait fui un poste de contrôle frontalier l’an dernier et était entré illégalement au Canada en voiture.
La GRC et l’Alberta Sheriffs ont été appelés peu après 7h30 le 4 février 2025, suite à des signalements indiquant qu’un homme tentant d’entrer au Canada au poste frontalier de Coutts s’était enfui après avoir été invité à s’arrêter dans la zone d’inspection secondaire.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Un rapport de l’organisme de surveillance de la police de la province, l’Alberta Serious Incident Response Team (ASIRT), indique que les agents avaient été informés que le suspect faisait l’objet de poursuites aux États-Unis pour vol d’arme à feu et agression d’un agent de la paix. Le rapport, publié mercredi, précise qu’un agent a repéré le véhicule près de Raymond, en Alberta, mais que le suspect a refusé de sortir de son véhicule lors d’un contrôle routier et a continué à rouler.
«La poursuite a atteint des vitesses allant jusqu’à 140 km/h», a expliqué l’ASIRT, précisant que l’agent avait finalement cessé de suivre le véhicule.
Un deuxième agent a repéré le suspect roulant vers le nord sur l’autoroute 4.
Le policier et plusieurs autres agents ont commencé à poursuivre le suspect, gyrophares et sirènes allumés.
L’ASIRT indique que le suspect a continué à rouler à grande vitesse, entre 120 et 150 km/h, pendant plus d’une heure, en direction de Lethbridge, avant de rebrousser chemin vers le sud sur l’autoroute 4 et de revenir dans la ville de Raymond.
L’un des agents a vu le suspect «tenir une arme pointée sur sa tête» alors qu’il conduisait, selon l’ASIRT.

Les agents ont tenté à deux reprises d’utiliser un dispositif de dégonflage des pneus pour arrêter le véhicule, mais ces tentatives ont échoué.
Le suspect a pris la direction de la frontière de Coutts, mais s’est rendu compte qu’elle était bloquée.
«Il a freiné et a fait demi-tour pour rouler vers le nord sur les voies en direction du sud de l’autoroute 4», a rapporté l’ASIRT.
Un agent a percuté le côté conducteur du véhicule du suspect avec son véhicule de police banalisé, essayant de le coincer contre un mur en béton.
L’ASIRT indique que le suspect a réussi à s’enfuir, tout en continuant à pointer l’arme sur sa tête.
«Le [suspect] a continué à rouler vers le nord sur les voies en direction du sud de l’autoroute 4 à une vitesse supérieure à 130 km/h», a-t-on indiqué dans le rapport. «La circulation était faible et les agents avaient bloqué l’accès à l’autoroute à plusieurs endroits.»
«À un moment donné, il a évité de justesse une collision avec deux semi-remorques qui roulaient côte à côte ; cependant, l’une d’elles a pu se décaler juste à temps pour permettre au [suspect] de passer en toute sécurité», a-t-on ajouté.

Une troisième tentative de dégonflement des pneus du suspect a permis de dégonfler le pneu arrière côté conducteur.
L’ASIRT indique que le suspect a continué à rouler, bien qu’il ait eu du mal à rester sur la route. Il a fini par s’arrêter dans un fossé, est sorti du véhicule et s’est mis à courir en pointant l’arme sur sa tête.
L’ASIRT précise qu’il a ignoré les ordres de la police lui demandant de se mettre à terre et a été poursuivi à pied par les agents à travers un fossé en direction d’une habitation.
Un agent de la GRC a tiré un seul coup de fusil alors que le suspect s’approchait de la résidence.
Le suspect a contourné la maison et s’est enfoncé dans une zone boisée, puis a longé une route avant de pénétrer dans un champ.
L’un des agents a ordonné à son chien policier de poursuivre le suspect.

L’ASIRT indique que dès que le chien s’est «engagé» contre le suspect, l’homme s’est tiré une balle.
La cause du décès a été jugée comme étant un suicide.
Les résultats toxicologiques ont montré que l’homme avait consommé de l’alcool, de la cocaïne, de la MDMA, de la kétamine et du LSD peu avant son décès, selon le rapport de l’ASIRT.
L’ASIRT a conclu que l’agent qui a fait usage de son arme avait recouru à une force «proportionnée, nécessaire et raisonnable». «Par conséquent, il n’existe aucun motif raisonnable de croire qu’une infraction a été commise», a-t-on conclu.

