La Gendarmerie Royale du Canada (GRC), région de l’Est, a arrêté deux employés d’Air Canada en lien avec le trafic de cocaïne et de cannabis depuis l’aéroport international Montréal-Trudeau.
Les policiers ont effectué des perquisitions mercredi matin dans deux résidences et un véhicule dans le Grand Montréal. Ils ont également fait une fouille à la base d’affectation des employés de la compagnie aérienne située à Dorval.

Les deux employés occupent diverses fonctions liées aux opérations au sol chez Air Canada. Selon l’enquête, ils auraient participé à un complot visant à introduire et à déplacer des bagages dans les zones sécurisées de l’aéroport afin de faciliter l’importation de cocaïne et l’exportation de cannabis.
Ils seront interrogés par des enquêteurs avant d’être libérés en attendant la suite des procédures judiciaires. L’analyse de la preuve pourrait mener à d’autres arrestations et accusations.

Menée par le Détachement des enquêtes fédérales et aéroportuaires, l’enquête a débuté en mai 2026, après que l’Agence des services frontaliers du Canada a intercepté 62,5 kg de cocaïne dissimulée dans des sacs à dos provenant d’un vol en provenance de Punta Cana.

Les policiers ont également saisi 56 kg de cannabis ont également été saisis le 10 juillet dernier, a-t-on fait savoir par communiqué.

L’enquête dans ce dossier se poursuit.
La compagnie aérienne affirme avoir été informée de l’enquête et collaborer avec les autorités.
«Les deux employés concernés ont été suspendus à titre conservatoire», a-t-on fait savoir par courriel à Noovo Info, sans fournir d’autres commentaires.
Du côté de l’ADM Aéroports de Montréal, un porte-parole a confirmé à Noovo Info qu’ils collaborent pleinement et en continu avec les autorités compétentes.
«Il est important de rappeler que l’accès aux zones réglementées de l’aéroport est régi par de strictes exigences, incluant notamment des vérifications effectuées par les autorités compétentes et les employeurs, ainsi que des contrôles continus réalisés par les différents partenaires responsables, dont l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) et la Sûreté aéroportuaire», a-t-on précisé sans faire davantage de commentaires en raison de l’enquête en cours.

