Une femme de ménage qui œuvrait dans certaines résidences de personnes âgées a profité de la vulnérabilité de certains clients pour leur dérober des bijoux, a indiqué le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). Mélanie Tanguay, 48 ans, aurait volé plusieurs personnes depuis 2025.
La suspecte fait face à des accusations de vols de plus 5000 $ commis dans trois résidences de Saint-Bruno-de-Montarville et dans une résidence de Sainte-Julie, au cours des derniers mois.
«Les vols n’ont pas été faits d’un coup, des bijoux, ça peut être très subtil, ça peut être une bague à la fois, ça peut être une chaîne à la fois. Donc, six plaignants se sont fait dérober des bijoux de valeur», explique Jacqueline Pierre, porte-parole du SPAL.
Les enquêteurs du SPAL ont d’ailleurs retrouvé une importante quantité de bijoux lors de son arrestation et ont des raisons de croire que la femme de 48 ans a pu commettre d’autres vols dans des résidences du territoire et dans certaines municipalités voisines.
«Souvent, les gens ne veulent pas en parler parce qu’ils sont gênés de s’être fait avoir. Mais, on veut que les gens dénoncent», souligne Mme Pierre.
Les policiers ont pu retracer certains des bijoux volés grâce aux sept brocanteurs de Longueuil, comme Banco Longueuil, où Mélanie Tanguay a échangé à sept reprises des bijoux pour un montant approximatif de 1500 $.
«Elle était venue avec un bracelet et on lui a donné un montant X et elle revenu après avec une bague, des boucles d’oreilles. C’est dur pour nous de juger. Peut-être qu’elle a eu un héritage ou quelque chose», indique Francis Desgagné, gérant de Banco Longueuil.
Or, la liste des achats effectués par la boutique est envoyée quotidiennement à la police et les employés peuvent dénoncer certains comportements suspects.
«Ça nous arrive (de dénoncer) à l’occasion, quand on a un doute comme un client ou une cliente qui nous emmène plusieurs fois le même morceau», explique M. Desgagné.
Il ajoute que son équipe avertit d’ailleurs certains clients qui viennent échanger leurs produits que la boutique collabore avec la police.
«Des fois, il y en a qui back off, qui vont être plus peureux et il y en a d’autres qui disent qu’il n’y a pas de problème», dit-il.
Mélanie Tanguay a été remise en liberté sous certaines conditions, entre autres, de ne pas être en contact avec des personnes aînées vulnérables. Elle doit aussi être seulement à son propre domicile jusqu’à son retour en cours, le 28 août prochain.
Toute plaignant peut communiquer avec les enquêteurs du SPAL au (450) 463-7211.


