Patrouille

Le chef du SPVM va s’exprimer sur les allégations de racisme

Cette réunion intervient après plusieurs semaines d’information limitée sur l’enquête et alors que les habitants réclament des réponses.

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Le chef de la police de Montréal, Fady Dagher, s’exprime à Montréal, le jeudi 19 janvier 2023. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Le chef de la police de Montréal, Fady Dagher, s’exprime à Montréal, le jeudi 19 janvier 2023. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Ryan Remiorz)

Le chef de la police de Montréal, Fady Dagher, doit s’adresser aux élus municipaux et répondre aux questions du public afin de faire le point sur un scandale survenu dans un commissariat situé dans un quartier multiculturel du nord de la ville.

La police avait annoncé en juin avoir démantelé une unité de patrouille de 16 agents du commissariat de Montréal-Nord à la suite d’allégations d’inconduite et de racisme.

Cette réunion intervient après plusieurs semaines d’information limitée sur l’enquête et alors que les habitants réclament des réponses concernant ces allégations, qui ont ravivé des préoccupations de longue date concernant le racisme et le profilage racial dans le quartier.

M. Dagher avait auparavant adressé un message vidéo interne au personnel, reconnaissant que de nombreux employés souhaitaient eux aussi obtenir des réponses sur ce qui se passait.

La Presse Canadienne a obtenu une copie de cette vidéo grâce à la Loi sur l’accès à l’information.

Police et gestes racistes: une enquête indépendante réclamée La première ministre Christine Fréchette ne ferme pas la porte à une enquête publique sur les allégations de racisme au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Dans cet enregistrement, M. Dagher a indiqué que trois agents avaient été suspendus, trois autres affectés à des tâches administratives et dix transférés vers d’autres unités de police.

M. Dagher a également indiqué dans la vidéo que les allégations avaient été transmises au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et que l’enquête interne se poursuivait.

La porte-parole du DPCP, Anick Cantin, a précisé que la police n’a pas soumis de dossier en vue d’éventuelles poursuites pénales à l’encontre des agents concernés par les faits évoqués lors de la conférence de presse de juin.

Dans une note d’information publiée vendredi en amont de la réunion publique, la police a mentionné avoir déjà déployé une nouvelle équipe au sein de la communauté le 13 juillet et avoir rencontré des membres de celle-ci.