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La SQ enquête sur une manifestation raciste à Shawinigan

L’enquête vise à déterminer si des accusations d’incitation à la haine doivent être portées dans ce dossier.

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Quel groupe pourrait être derrière la manifestation raciste à Shawinigan? Une manifestation à Shawinigan a fait vivement réagir cette fin de semaine, alors qu’une vingtaine de personnes masquées se sont rassemblées, arborant notamment une banderole avec l’inscription «Je me souviens d’un Québec blanc». S’il est impossible pour le moment de déterminer précisément qui sont les organisateurs du rassemblement, le spécialiste en prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent David Morin note que certains indices pointent vers un groupe en particulier. Voyez son entrevue avec Marie-Christine Bergeron.

Noovo Info a appris que la Sûreté du Québec vient de démarrer une enquête sur les événements prétendument racistes survenus à Shawinigan samedi.

L’enquête vise à déterminer si des accusations d’incitation à la haine doivent être portées dans ce dossier.

L’événement avait fait vivement réagir la classe politique, qui a condamné le tout dimanche.

Le rassemblement s’est tenu samedi au parc des Vétérans de Shawinigan. Pendant le rassemblement, une banderole affichant le message «Je me souviens d’un Québec blanc» a été déployée.

Une photo du rassemblement a circulé sur les réseaux sociaux cette fin de semaine.

Lundi, la Ville de Shawinigan a émis un communiqué dénonçant la manifestation et a soutenu qu’aucune demande officielle n’avait été été soumise pour la tenue de l’événement.

«Plusieurs personnes se sont demandé si les images et la manifestation étaient vraies. Or, une chose est certaine: à la lecture des commentaires, on constate qu’il reste du travail à faire. Shawinigan poursuivra ses efforts, en collaboration avec ses partenaires, afin de promouvoir un milieu de vie sécuritaire, accueillant et respectueux pour toutes et tous», a partagé Kim Dumais, directrice générale de la Ville de Shawinigan.

La classe politique québécoise a vivement dénoncé cette action. Lundi après-midi, le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, s’est dit «surpris» par un tel rassemblement.

«Je vous le confirme, ce n’est pas comme ça qu’on est au Québec. Les Québécois sont très accueillants. J’ose croire que c’est un petit groupe, que c’était une action qui est limitée», a commenté le ministre en point de presse, à Québec.

«Je vous dirais aussi que je vais être très sensible à ça dans les prochaines semaines. (....) Ça me préoccupe», a-t-il ajouté.

M. Lafrenière estime que les autorités policières devraient s’y intéresser «pour voir ce qui est arrivé vraiment» durant cet événement.

«Dans mon ancienne vie, quand j’étais au renseignement, c’était le genre de groupe qu’on gardait à l’œil, a dit celui qui a déjà oeuvré au Service de police de la Ville de Montréal. Toutes les opinions sont correctes, ce n’est pas ça le point. Mais quand on voit des gens qui peuvent se radicaliser, oui, il faut les avoir à l’œil. Puis quand on voit ce genre de propos là, oui, il faut les avoir à l’oeil aussi.»

Avec de l’information de La Presse canadienne