La sœur du policier montréalais tué dans l’exercice de ses fonctions lors de la fusillade de cette semaine appelle la population à cesser de partager en ligne des vidéos montrant ses derniers instants.
Lina Benredouane a rompu le silence vendredi dans un message publié sur Facebook, exhortant les internautes à signaler les vidéos montrant le meurtre de son frère. L’agent Mohamed Lamine Benredouane, âgé de 34 ans, a été tué lundi matin alors qu’il intervenait suite à un signalement faisant état d’un homme armé à Côte-des-Neiges.
Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.
Un civil, Michel Mizrahi, âgé de 68 ans, et le tireur présumé, Seth Hatfield, âgé de 25 ans, ont également été tués lors de cette fusillade.
«Outre sa famille, Mohamed laisse derrière lui une femme enceinte et un fils de trois ans. Je ne voudrais pas que mes neveux tombent, dans cinq ou dix ans, sur ces vidéos montrant comment leur père a été brutalement abattu», a écrit la sœur du policier dans son message.
«Par respect pour sa mémoire, pour sa famille et pour ses enfants, aidez-nous s’il vous plaît à faire retirer ces vidéos.»
— Lina Benredouane
La police de Montréal a également exhorté la population à ne pas partager de vidéos explicites de la fusillade meurtrière, par respect pour les familles des victimes.
Mohamed Lamine Benredouane était agent au sein du Service de police de Montréal depuis 2021.
«Sa mort est une grande perte pour notre organisation. Son sens du devoir, son dévouement et son professionnalisme resteront à jamais gravés dans nos mémoires», a déclaré la police dans un communiqué publié le soir même de la fusillade.
Jeudi, la police de Montréal a confirmé qu’elle organiserait prochainement des funérailles civiques pour Mohamed Lamine Benredouane. La date n’a pas encore été annoncée.
Il a été inhumé mercredi lors d’une cérémonie privée à Laval, après une cérémonie au Centre islamique du Québec à Montréal.
Des personnes en deuil se sont également rassemblées mercredi pour rendre hommage à Michel Mizrahi, qui aurait passé ses derniers instants à avertir les autres de fuir le danger pendant la fusillade.
Selon la police, Hatfield était venu de sa ville natale en Alberta avant la fusillade et avait laissé, dans une chambre d’hôtel située près du lieu des faits, un manifeste exprimant sa haine envers les femmes et appelant à la violence. La police n’a pas révélé le mobile de la fusillade.
La police provinciale mène l’enquête sur cette fusillade, tout comme les enquêteurs de l’organisme de surveillance de la police du Québec. La GRC a également ouvert une enquête de sécurité nationale sur l’extrémisme violent à motivation idéologique.


