Le citoyen qui a perdu la vie lors de la fusillade qui a éclaté le 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges à Montréal aurait été une victime collatérale du tireur lors de son attaque, a rapporté La Presse mercredi en matinée.
Ces révélations infirmeraient les hypothèses qui avançaient que la policière, qui a été gravement blessée lors de l’attaque, avait tiré par erreur sur la victime.
Selon le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, ces nouvelles informations prouvent que le public et les médias ont été «trop rapides» à analyser les événements.
«Je pense qu’il y a plusieurs personnes, plusieurs groupes de médias qui devraient se poser des questions, se remettre en question. Ç’a été extrêmement frustrant de voir toutes ces sorties», a-t-il indiqué en entrevue avec Noovo Info.
Il souligne d’ailleurs que la policière en question a reçu une vague de haine de la part des citoyens.
«Le jugement sur cette policière avait lieu en même temps qu’elle se faisait opérer et était dans le coma. Et je n’en reviens pas», dit-il.

M. Dagher espère que les informations rapportées par La Presse seront validées par les enquêtes en cours sur la fusillade et qu’elles permettront au public de prôner une retenue dans ce genre de situation.
«Imaginez-vous ce qu’elle a vécu cette policière. Elle s’est fait tirer dessus, elle a son partenaire qui décède, puis elle a une innocente victime qui tombe à ses côtés. Tout ça en même temps, en quelques secondes», rappelle-t-il.
«Elle a toute mon admiration et je suis fière d’elle. C’est une [héroïne] cette policière», ajoute le chef du SPVM.
La fusillade à Côte-des-Neiges a coûté la vie à un policier, Mohamed Lamine Benredouane, un passant de 68 ans, Michel Moshe Mizrahi, en plus de blesser grièvement une policière. Le tireur a été abattu lors de l’événement.

