Recherché par les autorités policières québécoises depuis juin 2024, Maxime Paquette a été arrêté par la police mexicaine à Cancún, affirme jeudi la Sûreté du Québec.
Maxime Paquette figurait sur la liste des fugitifs les plus recherchés au Québec en lien avec les dossiers «Portier» et «Projet D», de vastes enquêtes portant sur la fuite des données de Desjardins.
Maxime Paquette restera détenu au Mexique le temps que soient amorcées les procédures d’extradition.
Une fois au Canada, il devra répondre à plusieurs chefs d’accusation, dont fraude, vol d’identité et trafic de renseignements identificateurs.
La Sûreté du Québec souligne que l’opération ayant conduit à l’arrestation de Maxime Paquette a été menée avec la collaboration des autorités mexicaines, du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), d’Interpol, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), du Mexican Navy (SEMAR), de l’Agence d’investigation criminelle du Mexique (AIC) et du Cancún State Security Secretariat (SSC).
Le dossier «Portier» est clos
Selon la Sûreté du Québec, tous les suspects liés au dossier «Portier» ont été localisés et arrêtés.
En janvier dernier, la SQ confirmait l’arrestation de Juan Pablo Serrano alors qu’il se trouvait en Espagne. Il était lui aussi soupçonné d’être relié à la vaste fuite des données chez Desjardins.
L’enquête policière liée à l’événement aura également permis l’arrestation de Sébastien Boulanger-Dorval, François Bouchard-Baillargeon, Jean-Loup Masse-Leullier, Mathieu Joncas, Laurence Bernier et Charles Bernier.
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Ils font majoritairement face à des accusations de méfait à l’égard de données informatiques, de fraude, d’obtention frauduleuse de services d’ordinateur, de vol d’identité et de trafic de renseignements identificateurs.
Le procès n’a pas encore de date fixée.
Les accusés demandent l’arrêt des procédures parce qu’ ils croient avoir subi des dommages. Ils dénoncent que leurs noms aient été dévoilés publiquement plusieurs années avant le dépôt officiel des accusations en juin 2024.
Vaste fraude
Desjardins a été victime d’une importante fuite de données personnelles dévoilées en 2019 alors que les données de plus de 9 millions de personnes ont été affectées, dont celles de près de 7 millions de Québécois.
L’employé de Desjardins qui est à l’origine de la fuite travaillait au sein de l’équipe marketing au siège social de Desjardins. L’incident a été causé par l’extraction et le partage illégal des informations sensibles.
Selon des informations transmises par la police, le mode opératoire des suspects permettait d’obtenir des mots de passe personnels de comptes de la plateforme AccèsD à l’aide des données personnelles pour ensuite faire des transactions bancaires.
La grande partie des crimes présumés se sont produits à partir de septembre 2018 jusqu’à janvier 2019.
En 2021, le Mouvement Desjardins a conclu une entente de 200 millions $ pour verser des indemnités aux clients affectés par la fuite de données.
Avec des informations d’Émile Bérubé-Lupien et Marika Simard de Noovo Info et de La Presse canadienne.

