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Extorsion à Laval: des victimes craignent de parler aux policiers

«Ça va très loin.»

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Extorsion à Laval: les victimes craignent de parler aux policiers Yannick Dion, ancien membre de la Sûreté du Québec, discute de l’enquête en lien avec l’extorsion dans des commerces à Laval.

Depuis plusieurs années, divers corps policiers mènent des enquêtes afin d’arrêter l’extorsion faite auprès de commerces. Toutefois, les agents se butent souvent au silence des commerçants qui craignent des représailles ce qui fait que les enquêtes n’avancent pas.

Au Noovo Info 17 mercredi, Yannick Dion qui est ex-directeur adjoint à la direction des enquêtes criminelles à la Sûreté du Québec, a expliqué que l’extorsion est basée sur le principe italien du «pizzo», une sorte de «taxe de protection». Pour les commerçants, ces extorsions peuvent s’élever jusqu’à 10 000 $ par mois et ils font face à des représailles lorsqu’ils ne paient pas. Ils peuvent être alors victimes d’incendies criminels ou leurs familles peuvent être menacées.

«Ça va très loin.»

—  Yannick Dion, ex-directeur adjoint à la direction des enquêtes criminelles à la Sûreté du Québec

Difficile de dénoncer

Plusieurs établissements ne dénoncent pas la situation alors qu’ils craignent des représailles. D’ailleurs, le Service de police de Laval rencontre des difficultés lorsqu’il est question d’obtenir des témoignages. Même s’il reconnaît que la peur est légitime, les policiers ne sont pas aidés quand les commerces se murent dans le silence, affirme M. Dion.

Les policiers ont effectué d’ailleurs divers entrevues médiatiques mercredi afin de lancer un message et inciter des personnes à dénoncer. Des rencontres confidentielles peuvent notamment être organisées sans déposer une plainte officielle.

«C’est très très important que les gens comprennent ça», a soutenu M. Dion.

À voir dans la vidéo.