Patrouille

Écussons des Hells Angels: des motards arrêtés par la police

Les motards ont finalement recouvert leurs gilets avec des vestes et sont repartis.

Publié le 

Deux motards arborant des écussons des Hells Angels ont été contrôlés à Longueuil, au Québec, le 8 septembre 2026. (Sidney Dagenais) Deux motards arborant des écussons des Hells Angels ont été contrôlés à Longueuil, au Québec, le 8 septembre 2026. (Sidney Dagenais)

Mardi, deux motards qui portaient des écussons des Hells Angels sur leurs gilets ont appris que rouler en tenue d’appartenance pouvait leur valoir une amende, à cause d’une nouvelle loi québécoise.

Un agent de la police de Longueuil (SPAL) a repéré les deux motards, qui roulaient en tenue complète, et les a arrêtés mardi.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

En avril, le Québec a adopté le projet de loi n° 13 – Loi visant à promouvoir la sécurité et le sentiment de sécurité de la population et à modifier diverses dispositions – qui interdit de porter «un symbole, tel qu’un emblème, un insigne ou une représentation», utilisé par une entité à des fins criminelles.

«Dans l’incident en question, on a demandé aux personnes concernées de cacher les symboles interdits pour respecter la loi», a indiqué Mélanie Mercille, porte-parole de la SPAL.

C’était la première fois au Québec que cette loi était appliquée.

Les motards en question ont recouvert leurs gilets avec des vestes et sont repartis.

Après avoir été interpellés par des agents de la police de Longueuil (SPAL), deux motards portant des gilets des Hells Angels ont enfilé des manteaux pour cacher leurs écussons avant de repartir. (Signey Dagenais) Après avoir été interpellés par des agents de la police de Longueuil (SPAL), deux motards portant des gilets des Hells Angels ont enfilé des manteaux pour cacher leurs écussons avant de repartir. (Signey Dagenais)

Selon la porte-parole, les agents vont désormais préparer un dossier à transmettre aux procureurs de la Couronne en vue d’éventuelles poursuites ou amendes à une date ultérieure.

Le ministre sortant de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, avait évoqué ce projet de loi avec Elias Makos, animateur de la radio CJAD 800, plus tôt cette année, en soulignant la différence entre la liberté d’expression et le fait de porter les couleurs d’un groupe criminel pour intimider.

«On parle ici de crime organisé», avait-il dit. «Je ne crois pas à ceux qui disent : “Je pense que les Hell’s Angels sont importants dans notre société, et qu’ils devraient pouvoir s’exprimer.” S’ils portent ces écussons, c’est pour intimider et faire du chantage.»

M. Lafrenière a précisé que le gouvernement tient une liste des organisations criminelles, mise à jour chaque année.

Ceux qui portent ces écussons s’exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 5000$.