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Des groupes demandent plus d’informations sur les armes utilisées à Tumbler Ridge

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Des bougies sont posées au sol lors d'une veillée pour les victimes de la tuerie de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, le 13 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Des bougies sont posées au sol lors d'une veillée pour les victimes de la tuerie de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, le 13 février 2026. (Christinne Muschi)

La ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique, Nina Krieger, a déclaré que l’enquête policière sur la tuerie de Tumbler Ridge en était à ses dernières étapes.

Mme Krieger a soutenu que, même si elle comprenait le désir du public d’obtenir des réponses concernant la tuerie, la publication prématurée de détails compromettrait l’enquête.

Les commentaires de Mme Krieger font suite aux appels renouvelés de deux groupes luttant pour le contrôle des armes à feu, qui réclament des informations sur les armes utilisées lors de la tragédie.

PolySeSouvient et Familles Danforth pour des communautés sécuritaires ont affirmé que la Gendarmerie royale du Canada avait le devoir de révéler quelles armes à feu ont entraîné la mort de neuf personnes lors du drame du 10 février, dont la jeune tireuse, Jesse Van Rootselaar.

Dans un communiqué de presse, les groupes ont soutenu que le fait de ne pas divulguer ces informations empêche tout débat éclairé sur la législation canadienne en matière de contrôle des armes à feu et sur la manière dont elle est appliquée.

Ils ont ajouté que la GRC n’avait pas expliqué en quoi la divulgation des modèles et du statut juridique des armes à feu compromettrait l’enquête policière en cours.

Ces deux groupes faisaient partie des cinq organisations militantes qui ont fait savoir à la GRC, en mars, qu’elles étaient «alarmées et déçues» que la GRC n’ait pas encore publié d’informations de base concernant les armes à feu.

Mme Krieger a soutenu que la protection de l’intégrité de l’enquête policière était essentielle pour apporter des réponses au public.

«En fin de compte, c’est grâce à cette enquête que la responsabilité sera assurée, et précipiter cette enquête ne servira pas cet objectif», a-t-elle fait valoir.

«Nous savons que les familles des victimes, la communauté, les Britanno-Colombiens, les Canadiens et nous tous avons besoin de réponses, et c’est pourquoi le coroner de la Colombie-Britannique a ordonné une enquête, qui est un processus rigoureux sous serment qui, nous l’espérons, apportera toutes les réponses que les gens attendent.»

La Presse Canadienne fait partie d’un consortium de médias qui a entrepris une action en justice pour obtenir des informations sur les armes à feu utilisées lors de la tuerie et celles saisies au domicile de Van Rootselaar.

Avec des informations de Wolf Depner

Jim Bronskill

Jim Bronskill

Journaliste