Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a déclenché une enquête samedi après le décès d’un suspect en marge d’une intervention policière qui s’est produite dans la nuit de vendredi à samedi dans le secteur du pont Pierre-Laporte à Lévis.
Selon un communiqué transmis par le BEI, plusieurs appels au 911 ont été logés vers 23 h 21 vendredi soir pour des coups de feu ainsi que pour une collision qui s’est produite sur le pont Pierre-Laporte. D’après les informations préliminaires, une personne impliquée dans la collision aurait gravement blessé un témoin avant de prendre la fuite.
Une poursuite a été déclenchée vers 1 h 25 samedi par les policiers après que le suspect aurait été localisé sur l’autoroute 20 par la Sûreté du Québec (SQ). Un tapis à clous aurait été utilisé afin de l’intercepter.
Finalement, le suspect aurait arrêté son véhicule sur la route 132 à Lévis. Un périmètre aurait alors été érigé par la SQ, le Service de police de la Ville de Lévis ainsi que par le Service de police de la Ville de Québec.
Selon le BEI, le suspect aurait été retrouvé inconscient par le groupe d’intervention tactique de la SQ et son décès aurait été constaté sur les lieux.
Sept enquêteurs ont été chargés de faire la lumière sur les circonstances de l’événement. Le soutien du Service de police de la Ville de Montréal a été demandé et une enquête criminelle parallèle a été ouverte par le corps policier.
Dans un message sur les réseaux sociaux, le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a indiqué que ses premières pensées vont aux «aux personnes touchées et à leurs proches».
Il a également souligné le travail des services de police impliqués, des équipes du ministère des Transports et de la Mobilité durable et des intervenants qui ont été mobilisés.
En raison de l’intervention, le pont Pierre-Laporte a été fermé en direction sud pendant plusieurs heures avant de rouvrir à la circulation peu avant midi samedi.
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a d’ailleurs réagi à la fermeture et à la congestion routière causée en indiquant que le tout démontrait la nécessité d’un troisième lien.
«Ça n’a plus de sens. Il faut faire de quoi et, pendant ce temps-là, le PQ nous dit qu’on a besoin de transport en commun et pas de voiture pour traverser l’autre bord. Et la CAQ veut tuer le projet», a notamment dit le chef du PCQ.

