Cellulaires, drogue, armes, etc. La contrebande de produits s’est accélérée dans les établissements carcéraux au cours de la dernière décennie. Et la montée en puissance des drones est montrée du doigt.
Pour contrer le phénomène l’entrée illégale de produits prohibés dans les prisons, Québec y est allé d’un investissement de plus de 35 M$ sur cinq ans.
Selon les récentes données dévoilées par le ministère de la Sécurité intérieure, c’est à la prison de Québec que les saisies de produits illégaux ont été les plus importantes en juillet 2026. On rapporte des saisies d’une valeur de 371 300$ à Québec, alors que des saisies de 883 100$ ont été réalisées dans l’ensemble de la province.

Aux yeux du président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, ces données ne sont «que la pointe de l’iceberg».
«On voit les commentaires des agents sur les entrées de drone. On nous parle de quatre ou cinq drones par jour qui vont livrer aux fenêtres des cellules», a-t-il déploré.
Le Syndicat réclame notamment l’ajout de brouilleurs d’ondes pour freiner les drones. La technologie existe déjà dans certains secteurs ruraux, mais est difficile à implanter à Montréal ou Laval en raison de la proximité avec les quartiers résidentiels.
Le ministre Ian Lafrenière a expliqué qu’on ne veut pas qu’un «drone rempli de cocaïne» atterrisse dans une résidence avec des enfants.
Interrogée par Noovo Info, l’ex-agente correctionnelle Marie-Renée Côté mentionne que la hausse des objets prohibés dans les milieux carcéraux vient avec un risque énorme.
«On pense toujours au pire. On se demande s’il va y avoir mort d’homme ou des collègues blessés», a-t-elle affirmé.
Parmi les mesures du provincial pour lutter contre la contrebande, M. Lafrenière rappelle que plusieurs outils, comme des détecteurs de drones et des détecteurs de cellulaires ont été mis en place.
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