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«Choquant»: un enfant déclaré mort à l’hôpital retrouvé vivant à la morgue

«Franchement, quand on lit le rapport de police, c’est un peu choquant.»

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Centre médical Mercy Gilbert Le centre médical Mercy Gilbert, que l’on voit ici, où un enfant de 18 mois a été retrouvé dans une piscine de cour arrière et transporté à l’hôpital en février, a été déclaré mort avant d’être retrouvé en état de respiration quelques heures plus tard dans une pièce servant de morgue à l’hôpital, selon des dossiers policiers récemment rendus publics, le lundi 6 juillet 2026, à Gilbert, en Arizona. Crédit image |Photo AP (Ross D. Franklin)

Des enquêteurs de la police américaine tentent de faire la lumière sur le cas d’un enfant de 18 mois découvert dans la piscine privée d’une résidence d’une banlieue de Phoenix. L’enfant, qui avait été déclaré mort, a été retrouvé respirant quelques heures plus tard dans une pièce servant de morgue à l’hôpital.

Les événements sont survenus le 8 février dernier, mais les documents de la police ont été publiés au cours des dernières semaines, selon un article de CNN.

Un appel aux services d’urgence a été fait autour de 17 h 30 pour signaler une noyade. Les secours ont prodigué les premiers soins à l’enfant avant qu’il ne soit transporté à l’hôpital Mercy Gilbert, où son décès a été constaté.

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«J’ai un pouls»

«CNN souligne que le rapport de police de 150 pages, publié dans le cadre d’une enquête d’ABC15, détaille que l’ambulance est arrivée à l’hôpital à 18 h 03 et que le médecin traitant, le Dr Aryan Toosi, a parlé de mesures «incompatibles avec la vie» à 18 h 13 avant de se diriger vers la pièce où attendaient les parents du garçon.

Un policier indique dans le rapport que pendant ce laps de temps, une infirmière a dit : «J’ai un pouls.»

L’un des agents de police présents tente alors d’alerter le Dr Aryan Toosi. «Toosi m’a dit avec arrogance qu’il était médecin, qu’il avait un diplôme de médecine, qu’il avait fait des études de médecine pour une raison, et qu’il fallait le laisser faire son travail», a écrit l’agent.

Le médecin a demandé une nouvelle prise de pouls, et à 18h20, il a constaté le décès du jeune enfant.

Le corps du petit a ensuite été transporté dans une pièce de l’hôpital servant de morgue. Au cours de la première heure, des policiers, des membres de la famille et du personnel de sécurité de l’hôpital ont affirmé avoir aperçu des signes de vie chez l’enfant, qu’ils ont décrits comme «une sensation de manque d’air».

Le personnel médical a été alerté, mais selon le rapport policier, les infirmières auraient affirmé qu’il s’agissait d’une «respiration agonique», c’est-à-dire le dernier souffle d’une personne qui meurt.

Lorsque le véhicule du médecin légiste est arrivé, quatre heures plus tard, le garçon respirait encore. Ce dernier a été transporté par avion vers un autre centre hospitalier.

Le petit garçon a finalement survécu.

Des questions demeurent

Les événements soulèvent de nombreuses questions, notamment chez les professionnels de la santé.

«Franchement, quand on lit le rapport de police, c’est un peu choquant», a déclaré le Dr Keith Zacher, chirurgien traumatologue, selon ce que rapporte CNN.

Le Dr Zacher estime que les signaux d’alarme relevés dans le rapport auraient dû être pris au sérieux. «Je veux dire, cela me pousserait peut-être à y revenir et à y regarder de plus près, ou, vous savez, à réévaluer la situation.»

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Un autre point qui aurait dû être pris en considération par le personnel soignant, selon le Dr Zacher, c’est que selon le rapport de police, l’enfant a été retrouvé dans une piscine dont la température était de 57,2 °F (14 °C). Il est également indiqué que l’enfant avait la peau légèrement bleutée.

«Ce n’est pas comme un lac gelé, mais à 14 °C, les tout-petits et les nourrissons sont beaucoup plus susceptibles de souffrir d’hypothermie», a expliqué le Dr Zacher, en précisant que l’hypothermie peut imiter la mort. Le médecin se demande d’ailleurs si l’eau froide de la piscine a pu jouer un rôle crucial dans ce qui s’est passé.

Selon CNN, le rapport de police et les documents examinés par les enquêteurs d’ABC15 et par le Dr Zacher ne permettent pas de déterminer si des mesures ont été prises à l’hôpital pour réchauffer l’enfant avant qu’il ne soit déclaré mort.

«Je ne sais même pas si la température a été prise», a souligné le Dr Zacher. «Je n’ai pas consulté le dossier médical, mais la chronologie des événements laisse penser que l’hypothermie n’a probablement même pas été envisagée comme diagnostic.»

Le chirurgien est convaincu «sans l’ombre d’un doute» qu’il aurait fallu consacrer plus de temps à l’évaluation du jeune enfant.