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Cet homme au cœur d’une affaire non résolue aux Pays-Bas pourrait être Canadien

«On l’appelle Lucky, mais qui est-il?»

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Un homme connu sous les pseudonymes de «Lucky» et «Chris le Canadien», entre autres, apparaît sur une photo diffusée par la police d'Amsterdam. Un homme connu sous les pseudonymes de «Lucky» et «Chris le Canadien», entre autres, apparaît sur une photo diffusée par la police d'Amsterdam.

Un homme au cœur d’une affaire non résolue aux Pays-Bas pourrait être Canadien, selon les autorités.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

En mai 2023, un homme a été admis dans un hôpital d’Amsterdam. Il avait subi une hémorragie cérébrale ou un AVC et était incapable de communiquer son identité ou son lieu de résidence.

On lui a diagnostiqué une aphasie, un trouble pouvant affecter la parole ainsi que la capacité à comprendre le langage oral et écrit, selon la Mayo Clinic, groupe médical américain. Il était incapable de fournir la moindre information permettant de l’identifier, notamment son nom et son lieu d’origine.

Il n’avait rien sur lui qui puisse aider à l’identifier, pas même de carte bancaire ou d’identité, selon une vidéo diffusée par la police d’Amsterdam.

Les enquêteurs ont commencé à se pencher sur son cas. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une enquête criminelle, la police souhaitait lui venir en aide.

Dans un communiqué de presse publié lundi et intitulé Une vie entière, mais pas de nom, la police a indiqué que l’homme avait été transféré dans un établissement de soins tandis que les enquêteurs exploraient «toutes les pistes possibles», qui se sont toutes révélées sans issue.

Une recherche urgente de sa famille

Trois ans plus tard, une équipe chargée des dossiers non résolus aux Pays-Bas tente toujours de découvrir l’identité de l’homme surnommé «Lucky», un nom tiré d’un indice relevé au cours de l’enquête.

Son dossier a été confié à deux policiers à la retraite qui travaillent comme bénévoles au sein de l’équipe. Ils décrivent leur enquête comme étant de nature sociale plutôt que criminelle.

Lucky a en effet retrouvé en partie l’usage de la parole, mais il est toujours incapable de révéler son identité ou de communiquer beaucoup d’informations. Les experts qui s’occupent de Lucky affirment désormais que l’homme n’a pas la capacité de prendre des décisions pour lui-même.

L’équipe chargée des dossiers non résolus se demande si les membres de sa famille s’inquiètent pour lui, ne sachant pas où il a fini par se retrouver. Sa famille ne peut être avisée, car l’identité de Lucky reste inconnue.

Une vidéo diffusée dans le but de recueillir des renseignements indique que l’homme passe ses journées allongé dans un lit à l’établissement de soins. «On l’appelle Lucky, mais qui est-il?» dit-on dans la vidéo.

Indices découverts jusqu’à présent

Alors que les enquêteurs tentent de résoudre ce mystère, ils se sont penchés sur la vie sociale de Lucky et ont mis au jour diverses hypothèses quant à l’identité de cet homme.

Les agents à la retraite chargés de l’affaire, identifiés comme Ruud et Nel, ont découvert au cours de leur enquête que l’homme faisait partie d’une communauté bouddhiste située sur la Middenweg, une artère importante de l’est d’Amsterdam.

Les membres leur ont indiqué que l’homme était connu sous le surnom de Lucky, mais n’avaient aucune information sur son identité officielle.

Au fil de l’enquête, les autorités ont entendu dire qu’il était extrêmement riche, mais aussi qu’il avait été vu errant dans les rues d’Amsterdam. On croit qu’il a passé quelque temps en Amérique du Nord et au Népal.

On savait qu’il fréquentait une place publique, où il achetait des articles dans les boutiques et aux étals du marché. Il était connu sous divers noms et surnoms, notamment Lucky, Louis, Lee, John, Ponytail et Sonny.

Grâce à d’autres sources, les enquêteurs ont également découvert le nom d’un restaurant où Lucky se rendait à l’occasion, indique le communiqué de presse.

Ce qu’ils y ont découvert a conduit les autorités à communiquer avec les médias au Canada.

Lucky pourrait être Canadien

«Nous avons des raisons de croire que cet homme mystérieux pourrait en fait être Canadien», a écrit lundi la porte-parole de la police d’Amsterdam, Eline Roovers, dans un courriel adressé à CTV News.

Parmi ces raisons, on note que lorsque les policiers se sont rendus au restaurant, on leur a dit que Lucky y était connu sous le nom de «Chris le Canadien», précise le communiqué de presse.

De plus, des personnes ayant croisé Lucky ont indiqué aux enquêteurs qu’il parlait toujours anglais avec un accent qu’elles estimaient être canadien ou américain.

Lucky ne parle que très peu, mais lorsqu’il le fait, il utilise des mots anglais comme nonsense et definitely («aucun sens» et «définitivement», en français pour nier ou confirmer quelque chose, selon la police.

«Malheureusement, il est incapable de communiquer beaucoup plus que cela», a-t-on fait savoir.

Bien que son éventuel lien avec le Canada reste largement non confirmé, cela semble corroborer l’hypothèse selon laquelle Lucky ne serait pas originaire des Pays-Bas.

On ignore également depuis combien de temps il se trouve à Amsterdam, bien qu’il soit possible qu’il soit dans la ville depuis un certain temps, ce qui suscite la perplexité de la police quant à la raison pour laquelle il n’a toujours pas été identifié.

«Je n’arrive tout simplement pas à croire que personne ne sache qui est vraiment cet homme», a affirmé un membre de l’équipe chargée des dossiers non résolus, identifié uniquement sous le nom de Nel dans un communiqué de presse. «N’est-ce pas étrange de pouvoir vivre sans se faire remarquer aux Pays-Bas pendant 20 ans?»

Dans une demande d’information, la police invite toute personne pensant connaître l’identité de Lucky à communiquer avec.