Une intervention policière filmée et publiée sur les réseaux sociaux dimanche dernier a soulevé plusieurs questions.
Dans la vidéo, qui a cumulé des milliers de visionnements et de commentaires, on voit un jeune homme sortir de son véhicule et se faire arrêter par plusieurs policiers armés. L’un d’entre eux tenait son arme à une main près de la tête du suspect.
On entend d’ailleurs le policier dire «t’as un gun sur la tête, bouge pas».
Selon le Service de police de Repentigny, les policiers ont tenté d’intercepter le jeune homme alors qu’il roulait à 85 km/h dans une zone de 50 km/h dans un quartier résidentiel, mais qu’il ne s’est pas arrêté. Ils ont donc poursuivi le suspect qui aurait commis plusieurs infractions au code de sécurité routière.
Lorsque les policiers ont réussi à immobiliser le véhicule, ils ont dû procéder à une «intervention à haut risque».
«Comme on ne sait pas à qui on a affaire à ce moment-là. C’est dans notre pratique courante de faire ce qu’on appelle une interception à haut risque. C’est ce qu’on voit sur la vidéo», explique Bruno Marier sergent à la prévention du Service de police de Repentigny.
Selon M. Marier, le suspect est un jeune adolescent âgé de 13 ans qui aurait pris le véhicule de ses parents sans permission.
Le jeune n’a reçu aucune contravention en raison de son âge, les policiers ne peuvent donner des constats d’infraction qu’aux individus âgés de 14 ans et plus.
«On va soumettre le dossier au Tribunal de la jeunesse pour conduite dangereuse et poursuite policière. On a aussi fait un appel à la DPJ pour signaler l’événement et on a remis le jeune à ses parents», souligne Bruno Marier.
Il soutient que le début de la procédure qui a été filmée a été fait «selon les règles de l’art», afin que le suspect sorte du véhicule, recule et s’agenouille pour pouvoir être menotté.
Toutefois, il confirme que les gestes du policier qui tenait son arme à une main près du visage du jeune suspect «ne font pas partie des méthodes enseignées».
Il soutient que les rapports de chaque policier concernant l’intervention et la vidéo seront révisés par un moniteur d’emploi de la force qui déterminera si des mesures doivent être prises contre le policier en question.

