Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) dit être «en mode répression» à la suite de l’arrestation de 13 mineurs en lien avec avec des «événements violents», dont une agression armée, survenus le 18 avril dernier dans le secteur du Quartier Dix30, à Brossard.
En entrevue mercredi avec Marie-Christine Bergeron au Noovo Info 17, l’inspecteur Gino Iannone est revenu sur l’enquête qui a mené aux 13 arrestations et à 12 perquisitions.
C’est via une dénonciation citoyenne que le SPAL a été mis au courant des événements. Au fur et à mesure de l’enquête, le flambeau a été passé à l’unité des crimes majeurs et un projet nommé connexion a été mis en place afin de traduire les auteurs devant les tribunaux.
Les mineurs arrêtés font face à plusieurs accusations dont agression armée, voies de fait et même complicité. M. Iannone a également souligné que le fait d’être passif devant un tel événement notamment en filmant peut constituer un acte de complicité.
«Je pense que c’est méconnu du public.»
— Gino Iannone, inspecteur au SPAL
Le SPAL en mode répression
Malgré le fait que le corps policier fait de la prévention depuis de nombreuses années, la violence est en hausse. Le corps policier doit donc se mettre en mode répression.
«Ça ne fait pas en sorte qu’on oublie la prévention et la sensibilisation», nuance toutefois M. Iannone. Il donne en exemple le fait que les jeunes arrêtés se sont fait offrir des ressources.
En tant que parent, l’inspecteur conseille de se rapprocher de son enfant afin d’éviter qu’il se retrouve dans de telles situations. Certains des parents des mineurs arrêtés mercredi n’avaient aucune idée des fréquentations de leurs propres enfants.
«C’est préoccupant!»
— Gino Iannone
Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo.

