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Projet Medusa: des victimes d’agression sexuelle ayant un lien avec le Canada et des suspects identifiés

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An RCMP collar tab pin is seen in Edmonton, Wednesday, Feb. 5, 2025. THE CANADIAN PRESS/Jason Franson On aperçoit une épinglette représentant l'insigne de col de la GRC à Edmonton, le mercredi 5 février 2025. La Presse Canadienne (JASON FRANSON)

La GRC indique que 41 victimes et auteurs présumés ayant un lien avec le Canada ont été identifiés dans le cadre du projet Medusa, une opération policière multinationale visant les réseaux en ligne liés aux agressions sexuelles sous l’effet de la drogue.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

«Le projet vise à identifier et à démanteler les réseaux en ligne liés aux agressions sexuelles sous l’effet de la drogue (DFSA), en particulier les infractions commises dans le cadre de relations intimes et facilitées par des communautés en ligne», a-t-elle écrit dans un courriel adressé à CTV News.

La GRC a également indiqué que des enquêteurs canadiens participent activement à cette initiative internationale menée par le Royaume-Uni et l’Allemagne, avec le soutien d’Europol et la participation de plusieurs pays partenaires.

«Le projet Medusa a donné lieu à des résultats internationaux significatifs, notamment l’identification de 156 victimes et auteurs d’infractions, l’ouverture de 274 nouvelles pistes d’enquête et la découverte de quatre communautés en ligne jusqu’alors inconnues liées à ce type d’activité criminelle», a-t-elle précisé.

La GRC a précisé que la participation du Canada est coordonnée par le Point de contact national canadien d’Europol, dans le cadre de son programme des opérations internationales de police fédérale.

Le corps policier a affirmé que le projet reçoit des pistes d’enquête concernant des infractions présumées ayant des liens avec le Canada, analyse l’information et la transmet au service de police ou à l’organisme compétent pour mener l’enquête.

Les renseignements obtenus grâce à ces enquêtes peuvent ensuite être partagés avec des partenaires canadiens et internationaux des forces de l’ordre afin d’appuyer d’autres enquêtes.

La GRC a indiqué que ses Services d’enquête en sciences comportementales appuient également cette initiative en évaluant les signalements concernant des agressions sexuelles présumées commises sous l’influence de drogues, reçus de partenaires internationaux, et en fournissant des renseignements criminels pour aider à identifier les auteurs présumés canadiens, appuyer les enquêtes et renforcer les efforts visant à protéger les victimes.

Elle a précisé que les mesures d’enquête et d’application de la loi relèvent toujours de la responsabilité du service de police compétent, tandis qu’elle facilite le partage d’information et la coordination à l’échelle internationale grâce au partenariat du Canada avec Europol.

La GRC a refusé de fournir davantage de détails opérationnels, invoquant des enquêtes en cours.

Cette enquête internationale fait suite au documentaire de W5 intitulé Sleeping with the Enemy (Dormir avec l’ennemi), qui a mis au jour un réseau mondial en ligne d’hommes accusés d’avoir secrètement drogué leurs partenaires intimes, de les avoir agressées sexuellement et d’avoir diffusé des vidéos de ces abus sur Internet.

L’un des suspects canadiens identifiés grâce à l’enquête de W5 était Bryan Hayward, un résident de Hamilton, qui a plaidé coupable en juin à 21 chefs d’accusation visant sept femmes, notamment d’agression sexuelle, de voyeurisme et de diffusion d’images intimes sans consentement.

La GRC a déclaré que l’identification des contrevenants et la protection des victimes demeurent l’objectif principal du projet Medusa, soulignant que de nombreuses victimes peuvent ne pas se rendre compte qu’elles ont été agressées.

Avec des informations de Derek Miller, Judy Trinh et d’Avery Haines pour CTV News

Archie Niari

Archie Niari

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Journalist, CTVNews.ca